CHR Parisien : la dernière tasse ?

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Un « bistronomic » couvert d’éloges comme le « Mensae » ( Paris 19) qui, malgré  une formule du midi à 20€, se retrouve avec moins de dix clients un 2 juin au déjeuner alors qu’il affiche complet d’habitude, ça interpelle. «J’ai peur pour la France et sa gastronomie» lance son chef Kevin d’Andrea. Mais ce sont les affaires dans les quartiers touristiques -autrefois prospères- qui sont le plus à la peine. Un exemple, samedi 28 mai vers 21 h, boulevard du Montparnasse, la Coupole semblait presque vide.

CHRvideDepuis six mois, hôteliers et restaurateurs ont vu succéder au terrorisme, manifs en tout genre à commencer par le fameux Nuit Debout puis une litanie de grèves et de blocages. De quoi se demander si la crue de la Seine ne serait pas une coupe de ciguë ?
Il va y avoir des morts au champ d’honneur. Dépôts de bilan, redressements judiciaires et liquidations risquent de se multiplier dans un relatif désintérêt des élus et des membres du gouvernement.



 

Beaucoup d’acteurs du CHR attendent l’Euro sans trop y croire. Pour eux la saison estivale 2016 est largement compromise. Ajoutez à cela un contexte réglementaire de plus en plus touffu et des contrôles (terrasses, hygiène…) ressentis comme étant de plus en plus tatillons, et tout cela vient encore durcir encore l’ambiance. Et ne donne pas envie de fermer tard.

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Et si Paris cessait de jouer son rôle loco pour le tourisme français, n’y aurait-il pas quelques conséquences en termes d’emplois ? De cela, les syndicats,  CGT, FO et consorts ne semblent en avoir cure, acharnés à défendre des intérêts particuliers au nom de l’intérêt général. En premières lignes les bataillons classiques de la SNCF, d’EDF ou de l’Aviation Civile rejoints par les pilotes d’Air France -que l’on sait exploités à l’extrême…- jouent la partition désormais classique du blocage. Mais jamais ils ne l’avaient fait dans un tel contexte aussi lourd et risqué.

 

Didier Chénet, le président du Groupement National des Indépendants (GNI), en a appelé le 31 mai au ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, invoquant « l’image déplorable du pays à l’international ». Avec une revendication : qu’il réunisse la cellule de continuité économique et prenne des mesures avant qu’il ne soit trop tard… Emmanuel Macron n’a sans doute pas ce pouvoir…A-t-il au moins conscience que l’image de Paris pourrait vite changer. La belle pin-up romantique et sexy ne serait-elle pas en train de se transformer en harpie fripée et acariâtre…

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