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CULTURE BISTRO
>> Histoire des Comptoirs
Les cafés
de Montmartre et les Impressionnistes
Lorsque
Manet expose en 1863 au Salon Officiel "Le Déjeuner
sur l'Herbe", le tableau fait scandale car il représente
une jeune femme nue assise entre deux hommes en costume, en
pleine nature. Jugé indécent par l’Académie
des Beaux Arts, il est retiré. Le Salon des Refusés
est alors créé en 1863 pour apaiser le ressentiment
des nombreux peintres rejetés par le Salon officiel.
« Le déjeuner sur l’herbe » y fait
sensation. Manet devient ainsi le « héros »
de toute cette génération de peintres : Bazille,
Degas, Renoir, Pissaro, Manet, Cézanne, tous hostiles
à la rigueur de l’Académisme.
Tous se retrouvent dans
les cafés qui à, cette époque, sont presque
autant que les ateliers, des lieux de formation, des espaces
de discussion où se forgent les convictions communes.
Chaque école avait plus au moins son café qui
lui était propre.
Ainsi, le réalisme,
avec Courbet, élit domicile à La Brasserie des
Martyrs, à Montmartre. Les élèves de
Gleyre, professeur de Monet, Bazille, Renoir et Sisley, se
réunissent quant à eux au café Fleurus.
En 1866, Manet, qui a son atelier au 34 bd des Batignolles,
jette son dévolu sur le
café Guerbois, au numéro 11 de la Grande
Rue des Batignolles, devenue aujourd'hui l'avenue de Clichy.
A la fin des années 70, c'est le café de La
Nouvelle Athènes, Place Pigalle, qui sera le café
de prédilection de Manet et de Degas.
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