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CULTURE BISTRO
>> Histoire des Comptoirs
Les cafés historiques autour
du Palais Royal 2/3
Dis-moi quel café tu fréquentes
et je te dirais qui tu es ...
Café de Foy
Le
café Foy doit son nom à son propriétaire
un certain officier Foy Josserand. Installé depuis
1725 rue de Richelieu, le café est transporté sous
les arcades lorsque les constructions édifiées
par Philippe d’Orléans viennent séparer
la rue de Richelieu du jardin.
Le café s’ouvre
aux numéros 57 à 60 de la galerie Montpensier
en 1784.
Jean Hillairet dans sa « Connaissance du Vieux Paris », nous indique
que « le Café Foy tenait sept arcades payées 500 000 livres,
son propriétaire avait seul le droit de vendre des boissons, glaces et
limonades, dans le jardin mais au début sans avoir celui d’y installer
des tables : on servait sur des chaises ». La mode des terrasses est ainsi
née vers 1775. Jacqueline Munck, conservateur du Patrimoine au Musée
d’Art Moderne de la ville de Paris, nous indique que cette permission avait été obtenue
grâce à la séduction qu’exerça la femme de Foy
auprès de Louis-Philippe Joseph, duc d’Orléans.
Le café de Foy accueille alors une clientèle d’hommes politiques
et d’écrivains. Tayllerand, Dumouriez, le duc Biron … Et notamment
les jacobins. A commencer par Camille Desmoulins qui apprenant le renvoi de Necker,
monte le 13 juillet 1789 sur une table du café de Foy et appelle la foule
aux armes.(voir encadré ci-contre)
En 1830, le café Foy a pour habitués des conservateurs. Armand
Carrel, Emile de Girardin et Armand Marast. D'après Les cafés artistiques
et littéraires de Paris, paru en 1882, « Sous l'Empire ; le Café Foy
eut toujours des habitués appartenant aux lettres. Hector Pessard, directeur
du National, ancien directeur de la presse au ministère de l'intérieur
; Arthur Mayer, qui a été directeur du Gaulois, Gaston Jolivet,
rédacteur du Triboulet. L'ex-vice-roi d'Egypte y est allé à chacun
de ses voyages à Paris »
Mis en vente en 1863, le café Foy disparaît faute de trouver des
acquéreurs.
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