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CULTURE BISTRO
>> Cafés et belles
lettres
Les prix littéraires des cafés
et brasseries
Aux côtés
du Goncourt, du Renaudot, de l’Interallié, du
Médicis et du Femina, d’autres prix littéraires
sont particulièrement attendus dès la rentrée.
Il s’agit de ceux du Flore, des Deux Magots, et de Lipp.
Leur point commun : des cafés qui ont souhaité
par le biais de ces prix littéraires retrouver un passé,
un héritage, ou le perpétrer.
Dans tous les cas, la création ou la
poursuite de ces prix littéraires contribuent pour
ces cafés à renouer avec cet aura artistique
et littéraire lorsque artistes, peintres, écrivains
du XIXème siècle ou adeptes de la nouvelle Vague
se pressaient chez eux.
Léon-Paul Fargue, dans "Le piéton de
Paris", ne qualifiait-il donc pas ainsi les trois
grands cafés de Saint-Germain (Le Flore, Les Deux Magots
et la brasserie Lipp) de " véritables institutions
aussi célèbres que des institutions d’Etat
"…
le prix des Deux Magots
Synonyme au cours du XXème siècle de la vie
littéraire et artistique, les trois cafés vont
ainsi créer leur propre Prix littéraire. A commencer
par Le café des Deux Magots qui fonde en 1933 le prix
de Saint-Germain-des-Prés le jour même de la
remise du Prix Goncourt à André Malraux.
L ’idée serait paraît-il venue à
la terrasse du Café des Deux Magots par l'écrivain
Roger Vitrac et la bibliothécaire des Beaux Arts. A
eux deux, ils réunirent sur le champ un jury de treize
auteurs qui apportèrent chacun 100 francs. Le premier
lauréat fut Raymond Queneau pour sa première
œuvre Le Chiendent. Le propriétaire du Café
assura par la suite la dotation du prix qui est octroyé
à de jeunes talents prometteurs. Parmi les lauréats
on peut encore citer Bataille, Antoine Blondin, Henri François
Rey.
Le Prix Flore
Pour ce qui est du Flore, le café attendra 1994 pour
créer son propre prix. Logique pour ce café
qui s’est toujours positionné comme un café
intellectuel. Jacques Prévert et le mythique couple
que forment Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir viennent
se réchauffer au Flore près du gros poêle
installé au milieu de la salle. Encore aujourd’hui,
le Flore propose chaque lundi des lectures de textes en anglais
et des cafés philo un mercredi par mois.
Dernier né des prix littéraires, le
Prix Wepler apparaît en 1998 comme une belle
réponse du berger de la rive droite aux bergères
de la rive gauche. Aussi parisien que ses devanciers, le prix
Wepler renoue avec une autre histoire littéraire de
Paris marquée par Montmartre et également avec
son propre passé puisque le Wepler fut l’un des
refuges de l’écrivain, Henry
Miller, auteur de “Jours Tranquilles à Clichy.“
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PRIX LITTERAIRES
Le prix
des Deux magots
Le prix de
Flore
Le prix Lipp
Le
prix Wepler
Le prix
Chartier |