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lettres
Le café Anglais vu par Balzac
Le café anglais fondé en 1822
devient très vite un haut lieu de la mode et de l'élégance
parisienne. C'est Paul Chevreul porpriétaire de l'Hôtel
de Choiseul qui en fit un célèbre café
qui comportait plus de vingt salons particuliers dont le Grand
16 qui vit défiler les plus hautes personnalités
parisiennes et étrangères.
Au Café Anglais, temple de la gastronomie
de l'époque du Second Empire, Duglére y fut
nommé par Rossini : le Mozart de la cuisine ; et c'est
ici que Balzac y trouvait ses personnages pour ses romans.
Honoré
de Balzac : “les Illusions perdues”
“Lucien donna vivement
un soufflet à Michel, qui ne s'y attendait pas. Les
dandies et les amis de Michel se jetèrent entre le
républicain et le royaliste, afin que cette lutte ne
prît pas un caractère populacier. Rastignac saisit
Lucien et l'emmena chez lui, rue Taitbout [Dans le Furne :
Taibout, coquille typographique.], à deux pas de cette
scène, qui avait lieu sur le boulevard de Gand, à
l'heure du dîner. Cette circonstance évita les
rassemblements d'usage en pareil cas. De Marsay vint chercher
Lucien, que les deux dandies forcèrent à dîner
joyeusement avec eux au café Anglais,
où ils se grisèrent.
- Etes-vous fort à l'épée ? lui dit de
Marsay.
- Je n'en ai jamais manié.
- Au pistolet ? dit Rastignac.
- Je n'ai pas dans ma vie tiré un seul coup de pistolet.
- Vous avez pour vous le hasard, vous êtes un terrible
adversaire, vous pouvez tuer votre homme, dit de Marsay."
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