- Viandes : Le malentendu

- La race, principal critère du goût ?

- Et la maturation ?

- Le mystère des prix

-Le culte français de la viande rouge

- Reportage sur un marché de bestiaux à Laissac


-Sélection de quelques bistros à viande

 


>>Viandes bovines, le grand malentendu (mars 2010) -
3-suite

Oublier la race pour le rassis ?

«Il faut éduquer ses clients. Ce qu’ils ne comprennent pas, c’est qu’une bonne viande, c’est moins une histoire de race, que de rassis. » explique Jean-Philippe Lattron.

«Aujourd’hui, 80% des bouchers vous servent de la viande fraîche immangeable, de même le piéçage est devenu la norme alors qu’une viande ne rassit bien qu’en quartier. Quand je fais rentrer un train de côtes dans mon frigo, je le fais rassir trois semaines. Je perds de l’argent car je perds 15% du poids. Mais la viande est bien meilleurs. Il faut pouvoir le supporter au niveau des coûts. Et puis qui est encore capable de “casser” un train de côtes. Aujourd’hui avec les frais de personnels, qui peut encore le faire ? » s'interroge ce patron qui se présente comme l’un des derniers des Mohicans à Paris. En fait, il y en a un autre. Dans le genre patron-boucher fondu de rassissement, William Bernet, le Patron du Sévero (PAris 14) se pose là. «Moi je pousse mes côtes de bœuf de Simmental à six semaines, car elles sont bien protégées par le gras.» 

Après ça quand un client renvoie une entrecôte rassise à point en disant au patron que sa viande a tourné et qu’elle est trop forte, on peut comprendre que ce dernier soit dépité...«La plupart des gens veulent du persillé sans savoir ce que c’est... » ajoute pour sa part Patrice du Jeu, patron du Galbacher, bistrot à viande dans le 17e.

 

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