>>Viandes bovines, le grand malentendu (mars 2010)
L'arrivée du printemps sonne en principe la fin des avants et le retour des arrières ! En clair, bourguignon et pot-au-feu vont faire place aux entrecôtes, bavettes, et autres côtes de bœuf. Et, donc les prix des arrières vont grimper...

Même si la proportion de viandes bovines servie au restaurant a tendance à baisser, le bistrot végétarien n’est pas pour demain. La viande demeure un argument de premier ordre du patron de bistrot pour se distinguer du voisin. Il sait d’expérience ce que relèvent les enquêtes du Crédoc sur les comportements alimentaires : « les plus grands consommateurs de viande appartiennent à la catégorie des “bons vivants” ce qui représentent 19 % des adultes interrogés. »
De nombreux chefs et patrons ont pourtant l'honnêteté de reconnaître que le pourcentage de clients connaisseurs capables de distinguer une limousine, d'une blonde d'Aquitaine, une araignée d'un onglet, est minime. Pas plus de 5%. Est-ce en raison de cette ignorance que l’affichage d’une race ou d’un label est perçu comme un argument convaincant par le patron. D’autant que depuis la crise de la vache folle, la traçabilité de la viande et la mention de l’origine obligatoire sur la carte des CHR ont fait le jeu des races. Cocorico ! l’origine France demeure un sigle vendeur. Et race Limousine, Salers, Charolaise, Aubrac encore plus. Alors est-ce un hasard si en 2004 le nombre de bêtes en races à viande (race allaitantes) en France a dépassé celui des races laitières ?
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