Salon de l'Agriculture 2010, un côté "Dîner de Cons".
Porcs bretons et algues vertes
Viande, soja OGM et prairies retournées
Pesticides ou fruits cabossés
Symbolique du Bio
La chute vertigineuse des revenus
Bruno Le Maire réunit un groupe de réflexion



Salon de l'Agriculture 2010

>>Agriculture française : Et le bio ?

Le plan pour le développement de l’agriculture biologique lancé par Michel Barnier dans la foulée du Grenelle de l'Environnement commence à porter ses fruits. Le Grenelle de l'environnement s'est fixé un objectif de 6% des surfaces en bio en 2012 contre 2% aujourd'hui.

En 2009, les surfaces en conversion ont représenté 63 000 hectares sur un total de 580 000 ha. Pour environ plus de 13 300 exploitations. Selon le ministère, la moitié des conversions a été consacrée à des grandes cultures.

Pour autant les aides pour la conversion vers l’agriculture biologique prévues en 2009 ne dépassaient pas une soixantaine de millions d’euros. Le montant moyen d’aide alloué à chaque producteur pendant les 5 ans suivant la conversion s'établit à un peu moins de 200€/ha/an.

Le bio pour le business c'est la bonne niche. Celle où l'on fait cracher le bobo. Ainsi comme l'explique Que Choisir dans son numéro de février 2010, un panier de références estampillé Bio revient à 22% plus cher en grande surfaces et 57% plus cher que le même panier en marques distributeurs. Et ce n'est pas forcément la rareté qui conduit à ces excès...Car bien des produits labellisés bio viennent de Chine. “L'empreinte écologique désastreuse de ces produits ayant parcouru des milliers de kilomètres ne les empêche en rien d'arborer fièrement le label AB, certifié par Ecocert ou ses concurrents.” relève le magazine. Reste maintenant à attendre le règlement européen sur le vin biologique.