Cochonnet du Larzac

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Nicolas Brahic pointe le « Cochonnet du Larzac »

 

Où ailleurs que sur le Larzac une telle aventure aurait-elle pu voir le jour ? Où ailleurs que dans le cerveau d’une tête brûlée cette idée d’un élevage porcin bio et extensif offrant un hectare de nature par truie aurait-elle pu germer ? On dit qu’il fait le meilleur cochon de lait du monde. Ce n’est donc pas un hasard si 70 étoilés Michelin et d’autres bistrots – tels que « l’Ami Jean » s’arrachent ses cochonnets. Sa simple existence est un bras d’honneur à toutes les turpitudes de l’industrie porcine. Fils de psychiatre, ancien des commandos de la Marine, Nicolas Brahic, blessé après un accident de plongée, a investi ses primes de risques dans le «sucking pig». Il s’est endetté pour longtemps pour financer un investissement de 600 000 €. Sa folie est contagieuse et ses cochonnets rendent fou, comme ces clients russes de Robuchon qui ont un jour menacé de tout casser quand ils ont appris qu’il n’y en avait plus.

Cochonet du Larzac cuisiné chez l'Ami Jean

Cochonet du Larzac cuisiné chez l’Ami Jean

A quelques encablures du cirque de Navacelles, son domaine de 80 ha accueille une soixantaine de truies. Sous le cagnard aoûtien, la poussière, la lumière blanche et la broussaille donnent au Larzac des airs de savane africaine. Ce ne sont pas des lionceaux mais des petits porcelets -parfois tachetés comme des léopards- qui couinent de joie et s’égayent sous le regard de truies délicieusement vautrées comme des hippopotames du Serengeti dans des belles flaques de boues. Mais malheur à celui qui fera mine de s’en prendre à un petit cochon, elles seront sur lui en moins de temps qu’il n’en faut à un renard pour chaparder une poule.

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