Les noix du Périgord

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garanties_etiquetteDepuis mai 2002, la « Noix du Périgord » bénéficie d’une AOC et de l’AOP depuis 2009. Quatre variétés de noix sont admises dans l’appellation : Corne,  Marbot,  Grandjean et Franquette (plus récente).  Son concernées les noix fraîches,  les noix sèches et les cerneaux de noix. En 2014, 1 708 tonnes (équivalent sec) ont été commercialisées sous le signe officiel de qualité Noix du Périgord.

L’aire d’implantation des noyers pour l’AOC Noix du Périgord s’étend sur plus de 570 communes, ce qui représente près de 7000 hectares répartis sur les départements de la Dordogne et du Lot essentiellement ainsi que ceux de la Corrèze et de la Charente.  Les sols argilo-calcaires sont particulièrement favorables à la culture du noyer.

L’AOC officialise des conditions bien précises de production : sélection du matériel végétal, conduite du verger, pratiques culturales, récolte, séchage, stockage, conditionnement et traçabilité.
Dans les vergers, la densité ne peut dépasser 125 arbres à l’hectare, avec 7 m de distance minimale entre les noyers. La récolte des noix fraîches commence à partir du début septembre, à l’optimum de maturité et de saveur. Rapidement les noix sont écalées, lavées, triées et calibrées. Elles sont vendues fraîches ou « primeurs » jusqu’à la mi-octobre.  Au delà, les noix font l’objet d’un séchage indépendant des conditions climatiques et sont commercialisées dans leur coquille. Les cerneaux sont obtenus après cassage des noix, un dénoisage qui reste encore essentiellement manuel.

Si l’huile de noix remporte régulièrement chaque année une médialle d’or au Concours Générale Agricole de Paris,  le Syndicat professionnel de la noix du Périgord a engagé une démarche d’obtention d’une AOC pour « l’huile de noix du Périgord ».

Un peu d’histoire …
Le Périgord a toujours eu un lien très étroit avec la production et le commerce de la noix. Elle a apporté pendant bien des siècles aux familles du Périgord un complément de revenu notamment avec le dénoissillage ( extraction du cerneau de sa coquille).
Au moyen-âge, la noix était utilisée par les paysans comme monnaie d’échange pour payer leurs baux, sous forme d’huile ou en setiers. L’huile de noix était une production essentielle pour l’économie du Périgord dès le 13 ème siècle. Dès le 15 ème siècle, le Quercy exporte de l’huile de noix, ce commerce ne va faire que progresser pour atteindre son apogée au 18 ème siècle. Il se développe via Bordeaux vers la Hollande, l’Angleterre, la Prusse, les gabares (bateaux à fond plat) descendent la Dordogne depuis Souillac, remplies d’huile, de grumes et de noix. Ce commerce très actif donnera d’ailleurs à l’un des quais du port de Libourne le nom de « Port des noyers ».
Au moment de la Révolution Française les noix en temps que « fruits verts ou noix sèches » font partie des denrées de première nécessité. Au début du 19 ème siècle, Gourdon devient la plaque tournante du commerce de la noix.
En 1830, un hiver glacial anéantit les noyeraies, portant un coup terrible à la production. L’arrivée des huiles tropicales et issues d’oléagineux comme le colza, accentue la baisse de la production. C’est dans les années 50 que la production de noix repart dans le Lot pour atteindre aujourd’hui environ 1 500 tonnes.

Pour en savoir plus : Syndicat professionnel de la noix du Périgord

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