«Mieux préparé, ce fromage acquerrait une valeur réelle et contribuerait à la richesse de ce pays ! »
Déjà, en 1905, le cantal faisait l'objet d'observations de la part des gourmets, comme en témoigne le passage qui lui est consacré dans le Dictionnaire Universel de Cuisine Pratique de Joseph Favre.
«Ce département fournit un fromage qui n'est pas en rapport au point de vue de la bonté, avec le riche pâturage de ce pays.
Ce mauvais résultat est dû à l'esprit de routine et à l'obstination des paysans chargés de sa confection. Sa pâte est d'un blanc grisâtre, d'un goût butyreux et se rancit très vite. Mieux préparé, ce fromage acquerrait une valeur réelle et contribuerait à la richesse de ce pays, car il pourrait servir à l'approvisionnement de la marine. Mais les fromagers du Cantal ont toujours résisté à l'introduction des meilleures méthodes et ont chassé les instructeurs qui avaient été appelés de Suisse, par les propriétaires les plus intelligents.» |