CUISINE
DE BISTRO
>> Du côté des produits
Ce qui fait la cuisine de bistro ...
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La cuisine de
bistro est à la mode. En ces temps de pertes de repères,
elle rassure, renvoyant à des valeurs sûres
et simples puisées dans les souvenirs des daubes et
d’autres blanquettes de nos grand-mères. Car
la cuisine de bistro se doit d’être ménagère
et franche. C’est une cuisine simple car historiquement
c’était le patron ou la patronne –et c’est
encore souvent lez cas- qui s’attelle aux fourneaux.
Pourtant, il est difficile de ne pas tomber dans l’image
d’Epinal tant le terme bistro est devenu un fourre-tout…
Voici néanmoins quelques traits distinctifs. La cuisine bistrotière obéit avant tout à des considérations économiques. D’où le fait de recourir aux fruits et légumes de saison. Cuisine simple, avec des assiettes qui ne sont pas dressées comme au restaurant mais servies à la louche en cuisine. Le dicton, "c’est dans les anciens pots qu’on fait les meilleurs plats” s’applique ici à merveille. Le bistro est le domaine de prédilection du mitonné et du réchauffé, le temple du ragoût.
Il s'agit de limiter au maximum les temps de préparations
... C’est ce qui fait la caractéristique principale
des grands succès du bistro qu’il s’agisse
du bœuf aux carottes, de la daube, de la blanquette ou
Pot-au-feu. Heure après heure, jour après jour,
on réchauffe le fait-tout, on rajoute des patates ou
des carottes, on épaissit la sauce avec du tapioca.…Ainsi,
on peut passer plus facilement du comptoir aux fourneaux...
Et quoi de mieux, pour ce faire, que le recours aux morceaux à bouillir ou à braiser du quartier avant du bœuf, (macreuse, paleron, basses cotes), il en va de même pour l’agneau avec le collier pour le navarin...
Suite
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«Et elle s'assit sans embarras et sans dégoût en face de la table de bois vernie par la graisse des nourritures, lavée par les boissons répandues et torchée d'un coup de serviette par le garçon. Duroy, un peu gêné, un peu honteux, cherchait une patère pour y pendre son haut chapeau. N'en trouvant point, il le déposa sur une chaise. Ils mangèrent un ragoût de mouton, une tranche de gigot et une salade. Clotilde répétait: "Moi, j'adore ça. J'ai des goûts canaille. Je m'amuse mieux ici qu'au café Anglais."
Bel Ami, Maupassant.
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