CUISINE
DE BISTRO
>> Du côté des produits
L'andouillette Duval, plat bistro (décembre 2006).
C’est
le roi de l’andouillette du bistro. Avec sa tronche
et sa casquette, Simon Duval n’aurait pas déparé à donner
la réplique à Gabin ou à Blier dans
un film de Gilles Grangier. Mais Simon n’est pas dans
le cinoche, il tire les ficelles de ses andouillettes à qui
il a donné son nom. L’andouillette Duval se
retrouve sur la carte d’une soixantaine de bistros
de la Capitale.
Ce normand cauchois, fils d’un boucher, a bâti son épopée à partir
de sa petite charcuterie de Drancy où il s’est installé en
1969. «Je voulais être près de Paris pour attaquer le marché.
A l’époque j’avais fait goûter mon andouillette à Raymond
Oliver, chef au Grand Véfour. Il l’avait trouvée
succulente. Il m’avait avoué qu’il ne pourrait jamais la
servir dans son restaurant et m’avait conseillé d’aller
voir son fils, patron du Bistro de Paris.» De fil en aiguille, l’andouillette
Duval va conquérir bien des tables bistrotières.
En
1976, elle décroche son diplôme AAAAA décerné par
la célèbre Association Amicale des Amateurs
d'Andouillette Authentique constituée par des professionnels
de la table et des chroniqueurs gastronomiques. Pourtant,
si le célèbre diplôme est encore affiché fièrement
dans la boutique de Drancy, Simon Duval a conseillé -et
obtenu- de ses clients de faire figurer son nom sur la carte
comme gage de qualité. «C’est
sûr que c’est
une belle reconnaissance. » De là à dire
que les 5 A, précieux diplôme attribué par
une association de journalistes gastronomes, est démonétisé,
il y a un pas. «Mais certains ont tendance à s’attribuer
les 5 A trop facilement. »
Suite
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(Le 24 novembre 2007, Bertrand Duval a définitivement fermé la charcuterie familiale de Drancy tirant un trait sur 36 ans d’une vie professionnelle vouée à l’andouillette par son père, Simon.)
Lire également l'article consacrée à l'industrialisation de l'Andouillette |
L'Andouillette Duval est une andouillette de Troyes
L’andouillette de Troyes est en principe uniquement préparée à partir de chaudins (gros intestins du porc). Echaudés ils sont découpés en lanières dans le sens de la longueur et dégraissés au couteau.

L’assaisonnement dépend de chaque charcutier. Certains comme Duval y mettent une persillade, d’autres un mélange
assaisonné d'oignons frais, de sel, de poivre.
Produit artisanal par excellence, une véritable
andouillette de Troyes ne peut être que dressée à la
main et embossée dans la robe de l’intestin du
cochon grâce à la fameuse ficelle . Puis, elle
cuit lentement, pendant six heures au moins dans un court-bouillon
aromatisé.
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