|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Bruno Le Maire ne craint pas le grand écart Dans son ouvrage Nourrir la Planète, Bruno Le Maire soutient presque des thèses chères aux partisans de Slow Food. Ainsi en va-t-il lorsqu'il défend un modèle agricole mondial où chaque région du globe assurerait son indépendance alimentaire. Sauf que le fameux "il faut nourrir la planète" est depuis des années, le slogan du lobby agro-alimentaire français destiné à faire avaler la pilule du productivisme à tout crin. Et quand on observe l'uniformité croissante des pratiques culturales et alimentaires en France (patates au nord, et maïs en sud-ouest) et la réduction du nombre d'agriculteurs qui l'accompagne, on a de quoi s'inquiéter. Quant à la diversité chère au ministre, on remarquera que s'il y a de bonnes AOC et IGP, d'autres abritent des pratiques culturales néfastes à la terre de France. Voir le cas du lobby du maïs dont l'action protéiforme est à l'origine d'un assèchement dangereux à terme pour le grand Sud-Ouest. De même, on entend rarement de critiques ministérielles à l'encontre des tourteaux OGM de soja brésilien qui alimentent nos bêtes. Y compris sous signes de qualité.
Bruno Le Maire |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||