Sirha 2011

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Presque porno chic l’affiche du Sirha 2011 ? En cohérence totale avec le classement du repas à la française par l’Unesco… En tout cas, on vous le dit c’est tendance ! Ah ! le mot magique bloque toute velléité d’esprit critique. Y compris dans la gastronomie.
Ce salon demeure un passage obligé pour découvrir les nouveautés de l’alimentation. Nombre de restaurateurs et de patrons de bistrot arpentent ses allées à la recherche d’idées, de produits, de recettes ou de matériels.
Pour l’instant, il y a encore l’illusion de la diversité du fait des petits producteurs locaux parfois hébergés sur les stands des collectivités type départements ou régions. Mais que l’on ne s’y trompe pas, les acquisitions successives des Nestlé, Euralis, Bigard, Lactalis et consorts se traduisent par des stands de plus en plus étendus. L’uniformité est tapie derrière la diversité de l’emballage et le mot d’ordre est à la facilité…

Bonduelle ou l’art de marier le métissé méditerranéen et le « roots » français sans tomber dans le pétainisme du Rutabaga.
bonduelCourgettes, aubergines, poivrons ne détrônent pas encore le roi haricot vert, mais ils représentent une vague de fond sur laquelle surfe le N°1 mondial du légume.
Ainsi Bonduelle a sélectionné des producteurs au Portugal et construit là-bas une usine avec un four spécial pour les poivrons et autres ingrédients des anti-pasti. Pas question de rater la tendance pour un groupe où la restauration représente 20% du CA.
Chez Bonduelle, on joue la carte de la diversité et du local avec 400 références. Pas d’OGM mais un mode de production raisonné. Les « chefs de plaine » de l’entreprise planifient des plantations avec les agriculteurs. Ces derniers sont liés par une charte d’approvisionnement qui offre des garanties en cas d’intempéries. «C’est beaucoup plus compliqué de faire du légume que du blé. » explique-t-on. Rabelais serait content, Bonduelle lance des vieux légumes français tels que panais, carottes jaunes, pois maraîchers plus charnus et sucrés. Bonduelle n’est pas tombé dans le rutabaga. Le légume, ça doit rester joyeux.

Le Caviar de Bœuf signé Socopa
C’est un produit cubé de viande bovine française (VBF) qui se démoule comme un petit pot de faisselle made in Socopa. C’est tout bête mais encore fallait-il y penser. Un moule de 50 g de viande hachée gros ne dépassant pas 3% de MG. On peut l’utiliser sur un poilâne grillé ou à côté d’une salade géante par exemple. Ca devrait marcher sur les terrasses cet été auprès des petits viandards !

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Les foies gras de la Quercynoise, innovation gustatives et techniques
La Quercynoise (Clos St Sozy) fait partie de ces entreprises solides qui maintiennent leur indépendance face aux regroupements des géants coopératifs œuvrant dans le business du foie gras. La cause est sans doute aussi à rechercher dans l’innovation. Innovations gustatives par exemple comme le foie gras au fenouil qui laisse un petit goût d’anis aussi inattendu que bienvenu.

Innovation technologique également avec un foie gras frais surgelé au cœur en une heure à moins 15° qui garantit un produit qualitatif.

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Plus d’espace vital pour les poules = des meilleurs œufs en gelée ?
Rien de plus banal qu’un œuf. Et pourtant en 2011, il devrait y avoir de sacrés changements sur sa production. L’espace vital de la poule va augmenter sous l’effet des textes européens de 550 à 750 cm2. Des poules plus à l’aise sont-elles le signe de meilleurs œufs meurette ? Les professionnels en doutent même s’ils incriminent la distorsion de concurrence avec les ex-pays de l’Est qui demeurent à 350 cm2 par gallinacé.

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