Plus de fruits cabossés pour moins de pesticides ?

0

Pour les pesticides, les réticences sont aussi de mises chez nombre de professionnels. Et rendent utopique l’objectif du Grenelle de réduire de 50% le recours aux pesticides. Et pourtant d’après une étude de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) rendue publique le 28 janvier, il serait possible de réduire de moitié le recours aux pesticides dans les dix prochaines années. Mais il faudra, explique en substance l’INRA, s’attendre à des fruits et légumes avec quelques défauts.

On pourrait même baisser d’un tiers le niveau de pesticides sans bouleversement profond. Simplement en contrôlant le bon niveau de traitement et en recourant à des méthodes classiques (désherbage mécanique) ou biologique contre les ravageurs). La baisse de rendements serait alors modeste : – 6 % en moyenne. Les fabricants de produits phytosanitaires ne risquent de ne pas forcément apprécier. Même situation pour la viticulture. Evidemment, on se doute bien que sur le terrain, les commerciaux de BASF Agro, Dupont de Nemours et autre Bayer, qui prennent les commandes de « phyto » ne doivent pas forcément relayer le message. En bons tartuffes, tous ces groupes accompagnés par leurs « amis » de la grande distribution font partie du Farre (Forum de l ‘Agriculture Raisonnée Respectueuse de l’Environnement), association dont le but principal est de protéger le bon business des « phyto » des utopies écolos.

Partager sur :

Les commentaires sont fermés.