Œufs, le coq français peut encore compter sur ses poules

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Avec la crise, l’œuf a le vent en poupe. Malgré une hausse moyenne de 5% en 2012, c’est encore l’une des protéines les moins chères. Les restaurateurs l’ont bien compris dans leurs calculs du coût produit.

Ils multiplient les recettes d’oeufs -meurettes, mayo, sans oublier l’œuf parfait sur les cartes des gastros. Et le Comité National pour la Promotion de l’Œuf joue sur la même corde en sensibilisant les jeunes talents de la cuisine avec un concours national dont la finale parisienne s’est tenue à l’école Ferrandi où un jury a départagé les six candidats finalistes qui ont eu à plancher autour d’un basique, l’œuf cocotte.

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Le coq français peut dire merci à ses poules. La France est le premier producteur d’œufs en Europe à égalité avec l’Allemagne. Cette dernière lui ravira-t-elle la première place comme pour d’autres filières agroalimentaires ? Peu probable. Les premiers mois de 2013 montrent une nette reprise de la production française. La mise aux normes des élevages – visant à augmenter le bien-être des poules avec un gain d’espace de 40%- avait ralenti la production. Elle commence à être digérée car elle a coûté près d’un milliards d’Euros et a abouti à un surcoût de 7% selon les professionnels.

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Sur ce point, ceux-ci dénoncent les distorsions de concurrence expliquant que les Italiens et les Espagnols sont très loin d’avoir mis à niveau leurs élevages. Autre sujet sensible propre à toutes les productions animales, le prix des matières premières. Elles représentent 60% du coût de production. Ainsi les poules françaises, comme leurs voisins de fermes -bœufs et porcs- ont subi une hausse des cours des tourteaux de soja OGM sud américain de 37% entre 2011 et 2012… Mais que mangeaient les gallinacés avant le soja sud américain ?

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Côté consommation, l’œuf a la côte en France, le marché a progressé de 1,9% en volume, soit 222 œufs par Français et par an. Et le « label pondu en France » lancé voilà un an, reconnu par une personne sur quatre, semble donc commencer à percer. Le bio, le label rouge et le plein air représentent plus d’un tiers des de la production.

Car peu à peu la poule française se fait plus qualitative. Sur les 44 millions de poules, près d’un quart sortent des élevages standarts (poules pondeuses en plein-air, pondeuses bio, pondeuses au sol). Le bio atteint un taux de croissance annuel de 13% par an sur les 5 dernières années. Reste que 37 % des œufs sont consommés sous forme d’ovoproduits et là l’origine France est là beaucoup moins présente …

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