Maïs, canards, foie gras, jambons, même combat !

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Le géant du foie gras Delpeyrat (Groupe Maïsadour), détient 55 % de la salaison du jambon de Bayonne. En 10 ans, le nombre de jambons de Bayonne produits dans le bassin de l’Adour est passé de 700000 à 1,35 million de pièces. Mais, il reste des marges. Car l’objectif c’est bien de concurrencer le Jambon de Parme (plus de 2 millions d’unités).

Dans le sud-ouest, deux groupes coopératifs géants mènent la danse. Euralis (Montfort etc..) et Maïsadour. Le président de ce dernier n’est autre que Michel Prugue également président de l’INAO. Partis du maïs, ils ont bâti leur développement sur le principe d’une chaîne de transformation, une espèce d’intégration verticale qui commence par les semences, passe par les fertilisants, les grains, les aliments pour animaux, les canards, les porcs, les abattoirs, la transformation, les plats cuisinés. Leurs adhérents sont leurs meilleurs clients … Leur croissance ne cesse pas. Ainsi par exemple, le géant du foie gras Delpeyrat (Maïsadour) détient désormais 55 % de la salaison du jambon de Bayonne.

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Pour eux, produire mieux, c’est produire moins cher. Sur le plan quantitatif, on peut analyser leurs aventures comme un succès à voir leurs chiffres d’affaires en hausse et les déclarations victorieuses notamment sur les sommets atteints en matière de consommation de foie gras. Sur le plan qualitatif et environnemental, c’est plus discutable. La sécheresse chronique du bassin Adour-Garonne liée à l’irrigation massive des milliers d’hectares de maïs devrait être analysée en profondeur plutôt que de rêver à l’introduction d’une variété de plants OGM résistant à la sécheresse. Ne parlons pas des apiculteurs du Sud-Ouest en berne dont la production a chuté de 30% en dix ans.

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