Vers une industrialisation de l’Andouillette

0

duval_shopLe 24 novembre 2007, Bertrand Duval a définitivement fermé la charcuterie familiale de Drancy tirant un trait sur 36 ans d’une vie professionnelle vouée à l’andouillette par son père, Simon.

Lire le reportage réalisé chez le Père Duval.

En janvier 2007 ce dernier avait vendu son affaire au Groupe rhônalpin Popy, spécialisé dans l’andouillette.
Avec un nom comme Duval affiché sur les cartes de dizaines de bistrots, on pouvait espérer que le fils poursuivrait l’écriture de la saga.

Mais produire de l’andouillette pour le tout Paris dans un pavillon de Drancy posait quelques problèmes en termes de logistique… Et surtout de normes. « Quand ce n’était pas le bruit, c’était les eaux usées ou l’absence de quai de chargement. Tout ce qu’on a gagné a été réinvesti dans l’outil de travail » explique Bertrand Duval. A l’entendre, le basculement, s’est fait à partir de 2001 après l’ESB (maladie de la vache folle) quand la logique du principe de précaution a joué à plein chez les fonctionnaires français tétanisés à l’idée de voir leur responsabilité engagée par leur signature. « On travaillait avec l’impression d’avoir toujours un pied dans le vide. » Il est vrai que le père Duval a connu un tel succès qu’il lui a été parfois, dit-on, difficile de sortir un produit régulier. Au point de se voir retirer le précieux label 5 A par le jury de dégustation.

1 2
Partager sur :

Les commentaires sont fermés.