Hépatite E : Attention aux saucisses crues à base de foie de porc

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Suite au signalement par l’institut de veille sanitaire de la survenue de cas d’hépatites virales E chez des personnes ayant consommé des saucisses crues à base de foie de porc dans les régions PACA et Corse, l’agence française de sécurité sanitaire des aliments a rendu le 30 avril 2009 un avis confirmant la possibilité de transmission de ce virus par cette voie.

Le ministère de l’Agriculture et de la pêche a demandé aux fabricants de saucisses crues à base de foie de porc destinées à être consommées cuites (notamment figatelli, quenelles de foies et saucisses de foie), de procéder à une modification de l’étiquetage en indiquant la mention « à consommer cuit à cœur ».
En conséquence, au bistro ou chez vous, vérifiez bien que ces aliments aient été suffisamment cuits. Ces indications doivent être strictement respectées par les personnes susceptibles de présenter un risque majoré de forme grave d’HVE (femmes enceintes, personnes immunodéprimées et personnes présentant une maladie du foie sous-jacente). Les autorités sanitaires recommandent d’ailleurs à ces catégories de personnes d’éviter de consommer tout produit de charcuterie crue à base de foie de porc.

Actuellement, en l’absence de vaccin disponible, la prévention repose sur le respect des précautions alimentaires indiquées ci-dessus.

L’hépatite E est une maladie virale rare en France transmissible à l’homme (zoonose). Chez l’homme, elle se manifeste par une hépatite souvent asymptomatique et habituellement bénigne (grande fatigue, signes digestifs, jaunisse et parfois de la fièvre). Des formes graves peuvent être observées chez les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées et les personnes présentant déjà une maladie du foie.
La transmission à l’homme est principalement due à la consommation d’eau ou d’aliments notamment à base de foies crus de porcs et de sangliers, contaminés par le virus de l’hépatite E. En France, le centre national de référence (CNR) des hépatites à transmission entérique (A et E) a diagnostiqué 107 cas en 2007 et 148 cas en 2008. En 2009, l’InVS et le CNR ont mis en place une surveillance renforcée des cas humains d’hépatite E.

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