Boire
ou conduire, c'est au patron de bistrot de nous le dire
!
Les Français seraient particulièrement
favorables
à ce que les patrons de bars et cafés
aient un rôle de prévention quant aux risques liés à l'alcool
et à la conduite. CQFD
"Remettez-moi un ballon, patron !" ... "Ce n'est
peut-être pas très raisonnable !" Si pendant
de nombreuses années,
les Français ont vu d'un
fort mauvais œil d'être mis en garde par le patron pour une consommation excessive lorsqu'ils prenaient le volant, il n'en va plus de même aujourd'hui.

C'est du moins ce que semble révéler
un sondage Sofres de 2003 réalisé pour le compte d'Heineken. Exit les intempestifs
"De quoi je me mêle ! " des piliers de bar !
L'attitude des Français aurait donc radicalement changé sur
ce point.
Selon l'étude, "les cafetiers
seraient ainsi très
fortement légitimés à jouer un rôle
de prévention en incitant leurs clients à moins
consommer s'ils doivent conduire ensuite : 73% sont favorables à une
telle perspective (dont 49% très favorables), contre
24% pas favorables. Les femmes (78%) et les plus âgés
se montrent les plus favorables, et si les clients les plus
assidus des bars et les consommateurs d'alcools apparaissent
moins enthousiastes, ils n'en portent pas moins un jugement
majoritairement positif sur cette évolution (65% contre
34% chez les clients quasi quotidiens des bars, 69% contre
29% chez les buveurs de bière). Il est également à noter
que les conducteurs fréquents affichent aussi une
opinion très favorable à une telle action de
la part des cafetiers (72% favorables, contre 26%)."
Conclusion de l'étude : ceux qui vendent et servent
des boissons alcoolisées
sont légitimés, aux yeux du public, à jouer
dans le même temps un rôle modérateur
en la matière.
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"44%
jugent qu'un fabricant de bière qui proposerait
des outils de prévention dans les cafés et bistrots
ferait preuve d'une attitude d'entreprise responsable, contre
49% qui y voient une démarche hypocrite. Plus encore,
certaines catégories portent en majorité ou en
quasi majorité un regard positif sur une telle action
: les couches moyennes et supérieures (professions intermédiaires,
cadres, commerçants et chefs d'entreprise)." dixit le
sondage SOFRES
Qu'en pense-ton du côté des
patrons de bistrots ?
Le moins qu'on puisse dire est qu'ils ne sont pas vraiment au diapason de l'enquête Sofres. Pour eux, un consommateur est d'abord un client. Mais il est vrai que les décisions des tribunaux incriminant certains patrons ayant laissé partir des clients ivres responsables d'accident les ont toutefois fait réfléchir. |