Une
sensibilité accrue au problème de l'alcool
au volant
S'ils prennent en majorité plaisir à fréquenter
les bars, bistrots et cafés, et à y consommer
des boissons alcoolisées, les Français n'en
font pas moins preuve, après un an de prévention
et de répression accrues sur ce thème, d'une
plus grande sensibilité au danger de l'alcool en situation
de conduite. Dixit un sondage SOFRES.
Le renforcement de la prévention et de la répression
de l'alcool au volant semble en effet avoir eu un fort impact
dans l'esprit des Français, comme en atteste par ailleurs
la baisse de la mortalité routière : 68% d'entre
eux se déclarent davantage vigilants et sensibles
qu'auparavant aux risques liés à l'alcool au
volant (dont 48% " beaucoup plus ", soit un score
très élevé sur la modalité de
réponse la plus forte), contre 25% qui ne s'estiment
pas plus conscients du problème (notamment parce qu'estimant
qu'ils l'étaient déjà).
Une année d'action dans ce domaine a donc permis
de sensibiliser plus de deux tiers des Français, touchant
une majorité d'entre eux dans l'ensemble des catégories
sociales et des régions. Mais cet impact n'est pas
seulement large, il est également ciblé. En
effet la proportion de répondants disant être
davantage conscients et attentifs à ce problème
est particulièrement élevée dans les
catégories potentiellement les plus concernées
: les 18-24 ans (75%), les clients fréquents des bars,
bistrots et cafés (75%, dont 50% se disent beaucoup
plus sensibles et vigilants), ceux qui consomment de la bière
(76%) et des alcools forts (78%).
Un tiers de ceux qui se disent davantage
conscients des risques liés à l'alcool au volant déclare
ne plus conduire après avoir bu de l'alcool
L'accroissement de la sensibilité et de la vigilance
d'une majorité des Français se traduit par
un certain nombre d'évolutions dans leur rapport à l'alcool
et à la conduite.
Ainsi, un tiers (33%) de ceux qui se
disent davantage conscients des risques liés à l'alcool au volant déclare
ne plus conduire après avoir bu de l'alcool alors
que cela pouvait leur arriver auparavant. Cette dissociation
de la consommation d'alcool et de la conduite, qui vient
en tête des modifications de comportements déclarées,
est particulièrement importante chez les hommes (45%),
les 25-49 ans, les cadres, les employés, et plus encore
chez les clients de bar les plus assidus (49%), les consommateurs
de bière (48%) et d'alcools forts (57%). Notons également
que 39% des personnes sensibilisées et conduisant
tous les jours ou presque déclarent ne plus prendre
le volant après avoir bu.
suite
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Une
plus grande prise de conscience des risques de l'alcool
au volant
L'étude réalisée pour
Kronenbourg par la SOFRES en 2003 confirme la prise de conscience
accrue, dans l'opinion publique, des risques liés à l'alcool
en situation de conduite : 68% des Français se déclarent
davantage vigilants et sensibles qu'auparavant aux risques
liés à l'alcool au volant, contre 25% qui ne
s'estiment pas plus conscients du problème. |