J’Go

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J’Go et Pastifret…et le meilleur agneau du Quercy

Les Gersois ne sont pas aussi présents que les Cantalous, les Basques ou les Rouergats derrière les comptoirs de Paris. Mais quand ils y sont, ils ne passent pas inaperçus. Exemple avec J’Go, rue Drouot qui fait un vrai carton depuis 2002. Déclinaison parisienne d’un succès toulousain. Car le premier J’Go a été conçu dans la Ville Rose en 1995 par la famille Méliet venue du Gers pour créer le « Bon Vivre ».

jgo-bossAlors J’Go, c’est une belle affaire à long comptoir et à étage souvent pleine de la rue Drouot. Un vrai succès. Le jeu de mots qui donne son nom au bistrot n’est pas là pour la frime. Une des pierres angulaires de cette brasserie tient en effet dans ses gigots d’agneau du Quercy. Ils ne cessent de tourner sur les broches des rôtissoires de la cuisine ouverte du premier étage. A faire oublier à d’Artagnan, les yeux de Mme Bonacieux.

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Les gigots ne sont pas les seules richesses du lieu qui met en avant une jolie sélection de produits : poulet du Gers, canard fermier, porc noir de Bigorre etc. Ainsi ce dernier est proposé en pastifret (pâté), en croustillant de pied de pané, en boudin grillé, en parmentier. On pourrait aussi vous parler des volailles du Gers, du foie gras ou des légumes d’automne signés Jean-Luc Garbage.

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Evidemment, si le plat du jour est à 13,50 €, le foie gras de canard aux châtaignes est à à 19€ ou le pot de Lou Pastifret à 16 €. Bon c’est le prix de l’authenticité. Car au-delà de la convivialité, il semble qu’il y ait quelque chose de sincère dans la démarche. Une volonté assumée d’éviter la grosse cavalerie du sud-ouest de l’agroalimentaire d’Euralis et consorts. Ici on se fournit chez des petits producteurs. Une utopie dans un département comme le Gers, où des paysans en voie de précarisation sont de plus en plus dépendants des géants coopératifs qui n’ont d’autres objectifs qu’une présence dans les linéaires des GMS ? Voire. Avec sa faconde, sa rondeur et son accent, Denis Méliet le patron n’a pas beaucoup à faire pour vous convaincre de la sincérité de sa démarche. (lire son interview).

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Question vins, la démarche de privilégier des petits producteurs locaux est aussi à l’œuvre même si les prix laissent parfois imaginer une quintuple culbute. Avec une jolie sélection bachique du sud-ouest. Exemples : Côtes du Marmandais, Chante coucou d’Elian Da Ros (36 €), Cahors de Mathieu Cosse, le Petit Sid (33 €), Minervois « Carignanissime » de Centeilles (28 €), Gaillac domaine d’Escausses (22€) ou Madiran Domaine Labranche-Lafont vieilles vignes (33 €). Sans oublier les vins de l’œnologue maison Francis Miquel avec son sublime Minor-swing (42€ tout de même…).

Une échoppe et une banque d’armagnacs ! J’Go aussi une échoppe, une ambassade pour les produits du Gers et le meilleur du Sud-Ouest . Porc noir de Bigorre, foie gras de la Maison Paris, liqueurs du Tarnais Cazottes, mais surtout une soixantaine d’Armagnacs. Une vraie banque en sous-sol.

armagnac

Restaurant J’GO Drouot – 4, rue Drouot – 75009 Paris – Tel : 01 40 22 09 09
Métro : Richelieu-Drouot ou le Peletier
Fermé le dimanche
Midi : Formules Bistr’o à 16,50 € (E-P ou P-D) et 22 € (E-P-D), Plats : 13,50 €
Soir  : formule J’Go à 38€, entrée, plat, dessert.

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