PARIS 8ème

>> Quartier de la Madeleine

Royal Madeleine

Banquettes de velours rouge, superbe zinc, photos anciennes et tableaux sur les murs, atmosphère un peu ouatée avec un fond sonore venu des années trente, genre Le temps des cerises… Plongeons sans retenue dans la carte postale du vrai bistro chic de Paris.

Car le Royal Madeleine est un sacré bistro-resto. Un bel endroit, où l’on passera un bon moment avec de très bonnes choses. Tout est bon sur cette carte des plus classiques. Et le contenu des assiettes ne dément pas la promesse du lieu. Qu’il s’agisse de la pièce de bœuf salers, (32 €) un régal de tendreté ou encore du foie de veau succulent (21 €), de la soupe à l’oignon ou des escargots. On n’a pas eu l’estomac de goûter les poissons, mais vu ce que le chef sait faire…Il y a fort  à parier qu’il sait également parfaitement les travailler. Bon tuyau, commandez en entrée l’os à moelle, (9€) s’il est proposé, on a rarement vu plus copieux.

Les vins réservent quelques bonnes surprises bien corsées par exemple du côté des pays du Rhône.

Au Royal Madeleine, le service est efficace avec des garçons ni trop guindés, ni trop familiers, et surtout plein de conseils précieux. Que demander de plus, peut-être des prix un peu plus serrés… Mais quand on aime.

L’affaire appartient au même patron que l’Escargot Montorgeuil.

Le Royal Madeleine été créé en 1943. A l’époque, les assiettes ne devaient pas être aussi copieuses qu’elles ne le sont aujourd’hui. A moins que ce ne fut une de ces affaires de marché noir fréquentées par les collabos, une de ces affaires parisiennes chères à Marcel Aymé dans « son chemin des Ecoliers ». Mais les éléments historiques manquent pour continuer sur cette voie sulfureuse…

Le Royal Madeleine est parfois introuvable sur les guides puisque qu’il siège sur une rue portant un nouveau nom. Le bistro siégeait sur l’ex-rue Richepanse du nom d’un valeureux général de Napoléon envoyé en 1802 en Guadeloupe par l’Empereur pour mater  la révolte et rétablir l’esclavage au prix de 10 000 morts (un habitant sur dix). L’arrivée de Bertrand Delanoë a sonné le glas de la rue Richepanse. La rue a été rebaptisée rue du chevalier de Saint-Georges, surnom donné à Joseph Boulogne, l'un des fils d'une esclave d'origine sénégalaise.

Anne Béric le Goff

 

 

 

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PARIS 8EME

ROYAL MADELEINE

11 rue du Chevalier St Georges
(ex rue Richepanse)
75008 Paris
tél : 01 42 60 14 36

Métro : Madeleine

Ouvert tous les jours
A la carte 30 - 40 euros

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