PARIS 8ème
>> Quartier Champs-Elysées

Au bien nommé Sens Unique...

Ce bistrot ne pouvait pas mieux s'appeler. Les patrons ont un "Sens Unique" pour recevoir et faire partager leur passion du Périgord jusque dans les moindres détails. Sophie et Bruno qui ont repris ce petit rade de quartier au printemps 2009 en ont fait, en quelques mois, un rendez-vous pour les fines gueules. On se croirait presque dans un bistrot réservé aux tailles 48. On ne parle pas de ces malheureux obèses déformés par l’abus de junk food, mais de beaux ventres lentement sculptés par des richesses du terroir.

C'est Rudy qui vous accueille au Sens Unique. Un beau sanglier de 120 kg abattu par des amis des patrons à quelque km de Sarlat. Il y a aussi le coq de fonte sur le comptoir au-dessus duquel pendent des saucissons. Ca pose l'ambiance. Idem pour les tonneaux et autres plaques  signalétiques des années 50 et 60. Ou la cloche sous laquelle reposent Saint-Nectaire, tomme de Savoie et autres camemberts au lait cru.

Une enfance en Dordogne, ça vous marque toute la vie. Bruno a ramené le moulin à poivre de la grand-mère qu’il a fixé au comptoir et qui sert pour assaisonner les pommes Sarladaises. Pas question pour lui de trahir ses racines en faisant des compromis sur la qualité. Ainsi en va-t-il des truffes qu'il a appris à déterrer à l'âge de six ans avec son grand-père. Les siennes viennent de la truffière de la maman. Il les laisse quelques jours au contact de ses œufs pour que l'omelette aux truffes soit encore plus aromatique.

Ce patron a la religion du produit...périgourdin. Il en va ainsi du pastis du Périgord et surtout des spécialités à base d'oie qui sont concoctées par son cousin du Périgord, Didier Clerjoux. Rillettes et autre cou d'oie farci et surtout une galantine à base de foie gras qui vous explose au palais. Il en va aussi de même des cochonnailles du charcutier aveyronnais Pierre Boscus établi près de Conques. Le patron prend bien soin de sortir chaque matin le saucisson afin de le mettre à température ambiante pour la trancheuse qui n'est pas là pour la figuration. Pour le pain, Bruno l'aime chantant, et il réclame à sa boulangère une double cuisson pour le craquant. Il aime aussi le relief et la texture comme celle des rognons massifs cuits rosé par le chef Jean-Claude, formé chez les meilleurs gastros.

La viande de premier choix vient d'une boucherie suivie par Hugo Desnoyers. Et elle est diabolique comme l’entrecôte de Salers 250 g (21,50 €)  ou le pavé d'Aubrac (22,50€). Est-il besoin de préciser que les frites sont maison. Côté iodé, les saint-Jacques gratinent à merveille pour la joie des palais et la lotte rôde parfois sur l'ardoise. Il suffit d'être présent ce jour-là.

Pour porter l’estocade, le chef vous réserve des surprises pâtissières qu’on avait presque oubliées comme un glacé aux noix de Saint-Georges servi dans la crème anglaise. Mais attention, comme les clients du matin voient toute l’équipe du bistrot casser les noix au comptoir pour préparer la merveille du midi, mieux vaut s’en faire mettre une part de côté dès la commande … Avis aux amateurs.

 



PARIS 8EME


Le Sens Unique
47, rue de Ponthieu
75008 Paris


Tel. 01 43 59 76 77


Métro : Franklin Roosevelt (ligne 1)

Contact


Du lundi au vendredi
Service continu de midi à minuit

Samedi de 16h à 2h


Entrées de 6 à 9 €
Plats du jour de 15 à 19€

 

English version

trophée de Sangleir dans le bistrot Sens Unique derrière les Champs Elysées

 

planche de charcuterie sens unique



 

Pour les vins, cap au sud.

Est-ce un effet de la vieille rivalité entre Bordelais et Périgourdins ? A l'exception de deux médocs et d'un blayais, le patron du Sens Unique marque sa préférence sur ses ardoises pour les vins du sud. Exemple avec ce patrimonio blanc du Domaine Leccia ou ce bandol Château Sainte-Anne, 2008. En
vallée du rhône, il y a une côte rôtie signée Laurus ou un saint-joseph de Guigal, 2007 (49€). Sans oublier un enjôleur côtes-du-rhône vieilles vignes de Romain Duvernay entre garrigue et épices.



Qu'on se rassure il y a aussi des petits blancs qui mettent l'âme en joie au comptoir comme le quincy de Jacques Siret. Et à côté des belles étiquettes, il y a aussi d'autres bonnes surprises comme ce Rosé de Juliette du Mas Fabregous, un joli Terrasses du Larzac.