Les Editeurs

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Avant d’être un café littéraire cosy et contemporain, les Editeurs s’appelaient le Danton. Durant 30 ans, ce fut une brasserie typiquement alsacienne avec petits carreaux et fausses poutres. Les sénateurs voisins, jamais avares d’un déjeuner plantureux, venaient y engouffrer des choucroutes.

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Il demeure de cette époque le portrait d’une belle alsacienne à l’étage Frédéric Daurin et Dominique Massard, son associé, ont contacté le décorateur Pierre Canot pour remettre à plat et créer un autre endroit. D’où cette brasserie élégante et pétante de rouge comme les fauteuils et les banquettes, salons au parois amovible à l’étage, lustres de Murrano en bas, escalier central, et surtout quelques milliers de vrais livres aux murs.

Baptisé « Les Editeurs », le lieu leur est justement dédié. Le premier menu reprenant le bandeau de Gallimard avait fait un peu tousser mais les choses se sont tassées. Après bien des happenings et la création en 2002 d’un prix Les Editeurs, l’affaire est enfin reconnue comme une maison sérieuse qui respecte les livres et tente de coller à la réalité de son nom. «Du coup, se faire chiper de livre c’est pour nous un bon signe.» pour le patron Frédéric Dorin.

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Vu le quartier, et les ambitions du lieu, on se doute bien que les prix ne sont pas light. Mais la cuisine est maison. Emmanuel Banne, le chef originaire de Seine et Marne, a le physique de l’emploi. Et il n’a pas l’air d’un manchot pour envoyer une cuisine de brasserie moderne qui met en avant le poisson… Cela commence dès l’entrée par exemple avec un céviche de daurade royale à la coriandre fraîche guacamole (10,30€), gaspacho. Ouf il y a quand même des escargots ou de la soupe à l’oignon gratinée (9€). En plats, des noix de Saint-Jacques à la planche risotto crémeux olives te artichauts ( 26,80 €) forme une alternative au thon mi-cuit au sésame noir, wok de nouilles et légumes. Question viandes, un tartare de charolais (20,10 €) défie une selle d’agneau rôtie au romarin millefeuille de légumes confits au pistou (22,80€) ou une entrecôte angus au poivre vert, (27,90 €). Au dessert, le Minute de chocolat noir « Tanzanie » et sa crème d’amandes à la pistache consolera l’éditeur qui n’aura décroché aucun prix littéraire. Y compris celui des Editeurs.

Les Editeurs – 4, Carrefour de l’Odéon, 75006 Paris – Tél. 01 43 26 67 76
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08:00 – 02:00
Métro Odéon

Formule entrée-plat ou plat-dessert : 21,10€

Entrée-Plat-Dessert : 26 €

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