Au Mauzac, joli bistrot

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mauzac_elicaUn jour de canicule, la terrasse ombragée et entourée de verdure du Mauzac, dans cette rue tranquille de l’Abbé de l’Epée, est un des meilleurs spots du 5ème. Et en hiver, ce beau bistrot se transforme en foyer généreux qui rassérène l’âme et le corps. Dans ce quartier d’étudiants, de scientifiques et de personnels hospitaliers, le Mauzac n’a pas besoin de jouer des épaules pour aimanter ses fidèles. Surtout depuis l’arrivée de la patronne, Elica, au printemps 2014. Ni auvergnate, ni basque, cette Macédonienne arrivée à Paris au début des années 2000 s’est forgée son expérience des années durant à la brasseries Castiglionne à deux pas de la place Vendôme.

Le grand comptoir de zinc en demi-lune du Mauzac donne sur une belle salle, plutôt sixties avec ses appliques et ses tables au motifs des artistes de l’époque. La patronne et son équipe ne s’économisent pas. Leur sourire et leur gentillesse désarçonnent impatients et irascibles. Et le défilé des assiettes humidifie vite les babines. La carte a de quoi combler bien des attentes. Le fait-maison y figure partout, sauf devant les entrées principalement des charcuteries signées d’un charcutier du Cantal. Le père Talon.

Pour le reste la carte est celle d’un bistrot démocratique où l’on peut se sustenter d’une omelette aux fines herbes à 11,90€ si la bourse du moment est légère. Ou d’un solide confit de canard (21,90€) si l’estomac est partant. Bien sûr, le mauzac cheeseburger (17,90€) redonnera du fer aux jeunes étudiants sortant des partiels. Et les gourmets feront un sort au risotto à l’huile de truffe (19,90€). Reste d’autres plats du jour comme ce tartare à l’italienne frais et bien troussé parsemé de copeaux de parmesan.

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Question vins, avec des verres de 14 cl à 4,50€ et des bouteilles autour de 22 €, ce Mauzac répond aux attentes des nombreux moines bachiques du quartier. Carte dense mais éclectique. En blanc, le mauzac, cépage identitaire du Gaillac, s’exprime dans les flacons du domaine de la Chanade 2011. Et si l’on est en fonds, on craquera avec bonheur sur le Pouilly-Fumé de Guy Saget (43 €) qui sait tirer le meilleur du sauvignon avec une trame minérale, évoluant vers des notes exotiques. En rouge, on ne s’étonnera pas de retrouver bien placé dans la carte des vins certains des Gaillac les plus illustres, comme ceux de la famille Plageoles. Sinon, il y a du Bourg, du Brouilly du Crozes, mais aussi un Pomerol du Château Nénin 2011 (159€). Et la patronne n’a pas oublié de placer quelques crus de son pays natal, comme le Tikves, le grand vin macédonien.

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Le Mauzac – 7, rue de l’Abbé de l’Épée – 75005 Paris – Tél. 01 46 33 75 22
Métro RER C Luxembourg
Ouvert tous les jours sauf dimanche 8h à 23.
Formule du midi : 15 € E+P ou P+D

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