PARIS 3ème
>> Quartier de la Place
des Vosges
Le Royal Turenne, quand l'Auvergne va à la mer !

En été, après la remontée de la rue des Francs-Bourgeois au milieu de la foule, la terrasse ensoleillée du Royal Turenne répond à la promesse d’une halte fraîcheur grâce aux deux brumisateurs qui diffusent leurs souffles humides sur les clients ravis.
A l’intérieur, le Royal Turenne est plus orienté vers le concret : l’assiette et le verre. Il y a ainsi quelques richesses auvergnates à redécouvrir. Comme les charcuteries d’Aurillac d’où est originaire le patron ou le pounti à 9,50€, plat emblématique du Cantal, à base de blettes et de pruneaux.
On pourra aussi faire un sort à la planche des fromages fermiers du Cantal avec ses saint-nectaire et ses vieux cantals affinés dans les tunnels. D’autres préféreront se tourner vers l’os à moelle au sel de Guérande (7,40 €) ou encore vers l'entrecôte d'Angus Beef d'Argentine ( 23,90 €) qui fait faire des détours par la rue de Turenne (ci-dessous).

En automne, Françoise, la patronne, genre acharnée du terroir, peut passer dix-huit heures en cuisine à mitonner des terrines de lièvre au foie gras. La cuisinière sait se transformer en grande pâtissière. Quand son mille-feuille paraît les prunelles des gourmandes ne le lâchent plus.

Bon mais ce côté casse-croûte auvergnat identitaire ne saurait masquer d’autres richesses de cette maison tenue par un Cantalou amoureux d’une Girondine... C’est sans doute à cette dernière et à son chef que l’on doit des soles et des bars sauvages (selon arrivage) d’une fraîcheur exceptionnelle puisqu’en provenance directe du port de Grandcamp dans le Calvados. Avis aux amateurs, à 28 € la sole meunière de 350 grammes est à tomber.
 |
Avec des grandes affiches soutenant le vin et des sentences définitives telles qu'"un verre de vin vaut deux médecins», on sent l’attachement du patron au culte de Bacchus. D’où une petite sélection éclectique pour répondre aux attentes de tous. Une douzaine de rouges, dont un cru bourgeois 1er côtes de blaye dans le Bordelais ou un médoc Château le Pey (5,50 € le verre de 14 cl), trois crus du Beaujolais (brouilly et saint-amour) et deux vins de son Auvergne, côte d’auvergne et saint-pourcain. Sans oublier des superbes chambolle signés Lignier-Michelot. Quant aux blancs, du petit chablis au sancerre en passant par un côte des pays de gascogne, minéral ou fruité, il y a de quoi mettre en place de subtiles alliances gustatives avec les bons poissons de la maison...avant d'aller visiter la Place des Vosges.
 |

PARIS 3EME
Royal Turenne
Ouvert 7j/7 service de 12h à 1 h du matin
24 rue de Turenne
75003 Paris
Tél. 01 42 72 04 53
Métro
: Chemin Vert
Contac

Côté bachique, le père Goubert est un fanatique de la Bourgogne : pinot noir, chambolle-musigny, le Clos de la Roche morey Saint-Denis sont ses préférés.
Il s'approvisionne directement chez son ami Virgile du domaine Lignier-Michelot.

Mais il y a aussi la cuvée de la maison, un petit cabardès, avec le corps qu'il faut pour faire bon ménage avec le tartare ou les autres plats bistrotiers. |

|