Le Barricou

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barricou_cirqueDevant le cirque d’hiver, ce bistrot est immanquable. Barricou, ça signifie « petit tonneau » en occitan. Il porte bien son nom, c’est là qu’on vient se désaltérer dans le quartier de petits crus fruités et joyeux.

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Première bonne impression qui se renforce quand on pousse la porte du lieu. On perçoit instantanément une ambiance de vrai bistrot parisien où l’on sait mélanger les origines mieux qu’au Palais Bourbon. Le comptoir du Barricou est sacré lieu de brassage social. Et un soutien permanent à la viticulture française avec des prix plus que raisonnables. Le genre de café où l’on entame sa bouteille au comptoir avec les amis avant de l’emmener à table. Bouteille d’Or 2003 qui tient encore la distance, les soirs de beaujolais Nouveau comptent parmi les plus allègres de Paris.

barricou_beaujolais

Bistro de quartier et maison Aveyronnaise. Avec sa bouille, ses sourcils broussailleux chapotant des yeux sombres, Michel Gineston, le patron, a du mal à cacher ses origines. Chaque week-end, il s’entraîne aux quilles de huit, sport qu’on ne pratique qu’à Paris (dans deux stades entre Rouergat)s et en Aveyron. Il y a aussi les photos de son pays collées au comptoir.

barricou_tripous

Aidé de son épouse Sylvie, originaire de Chinon (ce qui ne gâte rien pour un bistrot à vin..), le père Gineston est un vrai bougnat du XXIeme siècle qui a suivi le parcours des anciens avec brio et talent. Ils savent envoyer des assiettes roboratives, comme cette entrecôte de Charolais et de belles 5A.

barricou_charolais

barricou_andouill

En 1985, cet originaire de l’Aubrac était encore menuisier au Pays. Monté à Paris, à vingt ans pour voir autre chose, un copain de bringue lui propose un jour un boulot de plongeur. C’est le doigt dans l’engrenage fatal de la limonade bougnate. D’abord barman il devient serveur durant quelques années avant de reprendre une gérance libre du côté de la place du Colonel Fabien. A coup d’huile de coude, il parvient enfin aux manettes du Barricou en 2001. Deux ans plus tard, il y décroche la bouteille d’Or 2003 décernée par l’Association Tradition du Vin. Le niveau de son Barricou n’a pas baissé depuis. Mention spéciale pour la journée Beaujolais avec le breakfast aux tripous !

 

Bon à savoir.

Au Barricou, il y a les produits du pays. Il y a du veau du Ségala et des charcuteries signées le Manoir Alexandre. L’aligot se sert en hiver. Chaque midi, on trouve une formule, plats du jour plus entrée ou dessert à 10,20€. Ce qui par les temps qui courent devient à Paris, plutôt rare. Quant à la sélection des vins, la plupart des vignobles de France sont représentés. Et les crus sélectionnés font la part belle aux vignerons indépendants. Vin au verre à partir de 2,50€.
En 1985, cet originaire de l’Aubrac était encore menuisier au Pays. Monté à Paris, à vingt ans pour voir autre chose, un copain de bringue lui propose un jour un boulot de plongeur. C’est le doigt dans l’engrenage fatal de la limonade bougnate. D’abord barman il devient serveur durant quelques années avant de reprendre une gérance libre du côté de la place du Colonel Fabien. A coup d’huile de coude, il parvient enfin aux manettes du Barricou en 2001. Deux ans plus tard, il y décroche la bouteille d’Or 2003 décernée par l’Association Tradition du Vin. Le niveau de son Barricou n’a pas baissé depuis. Mention spéciale pour la journée Beaujolais avec le breakfast aux tripous !

LE BARRICOU
1 bd du Temple
75003 Paris
tél : 01 42 72 20 53
Métro: Filles du Calvaire
Ouvert du Lundi au samedi de 7h à 20h30.
Charcuteries du pays et en-cas à toute heure

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