L’entrepot’s – Paris 20ème

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Une salle joyeusement encombrée par des objets amoureusement chinés dans les brocantes par Chérif, le patron, et ses amis. Un vrai bric à brac d’objets de toutes sortes qui racontent leurs histoires à qui prend le temps de les écouter. Comme ces deux kangourous prêts à sauter sur la sculpture d’un bonhomme, coiffé de casquettes désuètes et aux couleurs passées, dans cette jungle de ventilos sénégalais en pagaille, de vieilles lampes à pétrole de toutes tailles et de marionnettes.

Dans la salle, les sculptures africaines rivalisent avec des photos en noir et blanc de Jean Gabin et des tableaux de jeunes artistes du quartier qui viennent exposer de temps en temps.
Au plafond, deux grands lustres en fer forgé menacent les horloges en bois peint. Et derrière un grand comptoir en bois, deux énormes vieux percolateurs en cuivre s’inscrivent dans le décor sans pour autant oublier leur fonction première : la percolation du café.

Le décor est planté. Vous êtes bien à l’Entrepot’s. Et on l’aura compris, le patron des lieux, Chérif, kabyle d’origine, est un chineur chevronné. Après une brasserie à la Défense, Chérif a repris le bar l’Edelweiss de son copain Abdel pour en faire l’Entrepot’s.

Depuis sept ans, la déco de ce bistrot évolue ainsi au fil du temps, s’enrichissant des dernières trouvailles, et lui donnant une âme de vieux paris dans laquelle on se plonge avec délice.

Un vrai décor de théâtre qui a déjà séduit les réalisateurs de cinq films pour venir y tourner quelques scènes et une belle terrasse, pour venir siroter la limonade du dimanche à l’air libre. Ozon y a paraît-il planté ses caméras pour le tournage d’un film.

Très bien placé à l’angle de la rue Ménilmontant et de la rue Boyer, ce dernier joue pleinement son rôle de bistrot du quartier, où les habitués (dont nombre d’artistes en raison des proches ateliers) mais aussi des gens de passage viennent retrouver des sensations d’autrefois. Et à l’image de son nom, l’ambiance est à la convivialité. On discute à tue-tête sur des tables en bois ou recouvertes de mosaïques.

Pour les petites faims, une carte simple de café-bistrot avec salades, cœur de rumsteack, pavé de saumon, confit de canard, penne au basilic et fondant au chocolat pour le dessert. Avec des prix défiants toute concurrence, entre 8 à 10 euros.

A l’Entrepot’s, on a beau être bobo, on aime bien les plats popu !

Avec Emilie Arlet

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