| |
PARIS 18ème
>> Autour de Château Rouge
AUX NÉGOCIANTS
Robert Doisneau, son
ami journaliste et écrivain Robert Giraud, Robert Sabatier
... tels sont quelques-uns des grands hommes qui ont animé dans
le temps cet espace et personnalisé l’âme
de ce bistro.
Ces personnages étant partis depuis
plus de dix ans, les habitués du quartier s’accoudent
aujourd’hui au bar en zinc tout en se contemplant dans
la grande glace, s’emportant dans la discussion avec
les patrons et savourant un repas simple.
Tenue depuis 1981 par des patrons originaires
de Chartres, la vie de ce bistro est faite de convivialité et de
petites scènes de théâtre quotidien.
Son âme est emblématique du quartier, de ses
patrons et ses clients, tous nostalgiques de l’âge
d’or du bistro et tentés inéluctablement
de le faire revivre. Les photos des personnages cachés
derrière la fumée de cigarettes nous prêtent
un regard et gardent pour eux l’esprit de l’époque
des Trente Glorieuses.
Ce lieu nous invite à fermer les yeux
et à imaginer
le lieu en 1920 lors de son ouverture, brassant une clientèle
de quartier populaire : les artisans qui venaient y
négocier leurs commandes autour d’un verre,
en passant chez le coiffeur au premier étage ;
sa vie nocturne avec le bureau de poste et les taxis qui
emmenaient la clientèle jusqu’à 3 heures
du matin pour reprendre les affaires à 6 heures.
Le temps semble s’être arrêté,
on patiente et l’on vient humblement s’imprégner
du Paris que l’on n’a pas connu. Aux négociants
est un lieu de vie, de partage et de rencontres qui se laisse
découvrir sans vouloir s’imposer.
A chacun de
s’y poser et se faire surprendre par sa simplicité,
son calme, sa tranquillité et sa discrétion.
A chacun de faire partie de la famille pour un moment et
s’adonner à la cuisine du terroir.
Ici pas de menus, tout est à la carte. La spécialité du
bistro, c’est la tête de veau gribiche à 14
euros. Mais il y a aussi le petit salé aux lentilles
(13,50 euros) ou la souris d’agneau. On appréciera
la viande Salers ou Aubrac ainsi que la saucisse de Morteau.
Sans parler du vin qui est véritablement excellent,
et pour cause : le patron l’a appris pendant 10
ans à la Taverne Henri IV , célèbre
bistro à vins du Pont-Neuf.
On peut déguster de nombreux crus au verre autour
de 4 euros comme le Côte du Roussillon Village Domaine
Cachau, la Clairette de Die ou encore un Coteaux du Vendômois.
Le patron ne lésine pas à vous offrir même
très gentiment un dernier verre avant de vous laisser
sortir dans la rue, en vous accompagnant avec sa femme du
sourire et du regard qu’on garde bien au-delà de
cet endroit tout à fait hors du commun.
Helena Pichova
Agrandir le plan
|
 |

PARIS 18EME
Café, bar, bistrot, brasserie, restaurant
Aux
Négociants
27 rue
Lambert
75018 Paris
Tél. : 01 46 06 15 11
Ouvert du lundi au vendredi 12h-14h30 et 18h30-22h30.
Métro
: Château Rouge
Contact

|