La colère du gorille

0

La Colère du Gorille, bistrot de boucanier

L’ex-Brasserie de la Poste a fait place à la Colère du Gorille…C’est ainsi que le nouveau patron, Bernard Lévy, Narbé pour les intimes, fada de produits, de cuisine et de fiesta a baptisé son endroit. Fils d’un marchand de tissu et d’une institutrice, il a passé son enfance en Côte d’Ivoire à manger des poissons et à cultiver l’amour de la cuisine au contact de sa grand-mère. De retour en France, il a appris les servitudes et la rectitude de la Grande gastronomie après un passage à Roanne chez Troisgros.

colere-gorille-patron

Depuis, il a pas mal bourlingué, ouvert des boîtes de nuit et des restaurants comme le Cou de la Girafe qui, dans les années 90 sortait des sentiers battus avec les débuts de la world cuisine. En janvier 2013, il a donc transformé la statutaire Brasserie de la Poste -à deux pas de l’avenue Kléber et du Troca- en un bistrot plus chamarré.

colere-gorille-chef

colere-gorille-chef2

colere-gorille-rotisserieEntre les murs noirs, luminaires et appliques 70’s on sent ici l’homme de la nuit. Pour un peu on chercherait un poster de Cloclo. Mais la décoration cache un vrai bistrot canaille où l’on ne mégote pas sur les produits et les spécialités. «Le bistrot c’est le nord, on y revient tous vers ce terroir. A commencer par moi-même qui a pourtant beaucoup donné dans la world cuisine et le fusion dans les années 90.» explique le patron au milieu de ses bocaux de rhum aux divers arômes qu’il a appris à confectionner dans les îles comme un boucanier. Idem pour les bocaux de cornichons ou les pruneaux.

colere-gorille-plat

Ainsi les shots de rhums en apéro n’empêchent pas les « entrées tradi » telles que poireaux mimosa, lentilles du Puy, harengs fumés pomme à l’huile ou assiette de charcuterie signée Bobosse.
A travers l’ouverture de la cuisine, on aperçoit les poulets fermiers jaunes des Landes et les épaules d’agneau de lait tourner sur la rôtissoire. De quoi vous humidifier les babines.

Bien sûr, il y a du rosbeef purée ou de la poitrine de veau, mais ce qui se vend le mieux c’est justement le poulet accompagné de ses frites maison. Tendre et juteux, un pur régal.

colere-gorille

Au dessert, à côté des tartes maison, la spécialité du patron c’est le quatre-quart gorgé de rhum, une idée du patron qui ponctue le repas d’une jolie conclusion.

Encore que le point final…peut se retrouver au bas de la carte d’armagnacs du Château de Laubade, dont les premières bouteilles ont près de 50 ans. De quoi imaginer une Verticale capable de vous réveiller un gorille dans la brume…

La Colère du Gorille – 54 rue de Longchamp – 75116 Paris – Tél. 01 47 55 01 31
Métro : Trocadéro
Fermé samedi midi et dimanche.
Formule du midi entrée-plat à 23 €, 26€ avec le dessert
Comptez 30 € le midi, 55 € le soir

Partager sur :

Les commentaires sont fermés.