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PARIS 13ème
>> Quartier de la Butte
aux cailles
Au Temps des Cerises
Ah la petite Butte aux Cailles, ce Paname
miniature à l’ombre
des tours de Chinatown avec sa rue pavée, façon
pub lessive Bonux. On s’y sent bien le soir, car le
quartier brasse encore pas mal de gens différents ;
même si les étudiants sont les plus nombreux.
Au
Temps des Cerises demeure un bistro pivot immanquable avec
sa devanture où s’inscrit Société Coopérative
Ouvrière de Production. Il est vrai que depuis trente
ans, c’est une institution même si les utopies
des fondateurs ont eu tendance à s’estomper.
Et c’est vrai qu’ils sont 15 à y œuvrer
sous un statut de coopérative mais voilà belle
lurette qu’on ne peut plus y manger en ne laissant
que ce que l’on veut.

Et pourtant, dîner Au Temps des Cerises
fait encore partie des bons moments de l’existence.
D’ailleurs, cela se mérite. Il est rare d’obtenir
immédiatement une table car c’est souvent plein à craquer
et ici on ne réserve pas. Du coup, le bistrot à monter
une opération
originale, plutôt que de vous refouler par un « non
désolé c’est complet » la
barmaid vous tend une carte de visite estampillée « Spoutnik » en
marquant votre prénom et le nombre de couverts. En
fait, vous êtes cordialement dirigés vers le
cybercafé d’à côté pour
attendre qu’une table se libère. Comptez 30
mn minimum. Du coup, vous êtes
plus ou moins contraint de consommer une bière ou
deux au milieu d’une foule d’étudiants
en attendant que le barman du Spoutnik vous interpelle par
votre prénom pour vous dire « ça
y est, vous pouvez aller dîner ». Jusque-là l’idée
est sympathique et originale sauf que c‘est un peu
le coup de bambou : 6 euros pour deux demis qui semblent
plutôt être des bocks et qu'il faut aller chercher
soi-même au comptoir.
Bon, passons et revenons au Temps des cerises.
Ici c’est l’ambiance
vieux bistro où l’on mange au coude à coude
sur de longues tables. Avec posters de Léo Ferré au
mur et grosses ardoises. Des tracts de Greenpeace font également
partie du décor.Le tutoiement est de mise mais le
ton reste toujours poli. Bistro communard et donc plats canailles,
comme les joues braisées
de cochons et les rognons. C’est
honnête et consistant.

Trois formules sont proposées à 9,50
euros, 14,50 euros et 22,50 euros (entrée,
plat, fromage ou dessert). Un bon rapport
qualité prix avec notamment des
joues de cochon braisées à l’ancienne
en plat principal. Les plats du jour
(rognons purée)
sont à 10 euros. A la carte, c’est un peu plus
cher. 23 euros le filet de bœuf à la périgourdine.
Le cassoulet dont certains épices font penser à la
cuisine de l’est est très copieux (haricots
géants de Pologne, poitrine fumée, poitrine
demi-sel, saucisse de Morteau, saucisse au couteau ….)
est bon et rassasiant (18 euros).
Bref une bonne adresse à
la Butte aux Cailles.
Anne Béric le Goff
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PARIS 13EME
Café,
bar, bistrot, restaurant
Au
Temps des cerises
18 rue de la Butte aux Cailles
75013 Paris
tél 01 45 89 69 48
fermé samedi midi et
dimanche
Ouvert jusqu'à 23h45
Contact



La Scop vend des tabliers « Temps
des cerises » au prix de 45 euros. |