Le Cosy

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Un « Cosy » frais et contemporain

Cosy. Avec un tel nom, on pourrait s’attendre à un de ces cafés duveteux et anesthésiants avec poufs et musique d’ambiance. Eh non ! Il suffit de pousser la porte et de tendre l’oreille. On n’est pas dans le douillet mais plutôt dans un vrai troquet qui mange, qui boit et qui mélange.

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Un bistrot pimpant, moderne et traditionnel à la fois, qui pète de vie. Patrick, l’un des deux patrons, est un néo-bougnat sud-aveyronnais qui n’en est pas à sa première affaire. Cemo, son associée, kurdo-picarde, est une ex-juriste de haut niveau. Elle a déserté les moquettes feutrées des grandes banques pour s’investir dans le zinc parisien. Sa sœur, architecte d’intérieure, a mitonné à son Cosy une déco à la fois rassurante par le recours au bois et énergisante avec ce bleu nuit comme ces carreaux de faïence réalisés à la main au Maroc. Son luminaire (sorte de tuyauterie folle) au-dessus du comptoir tient plus de la sculpture qu’autre chose. Il signe une satire de la modernité, façon Monsieur Hulot dans Playtime.

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En cuisine ça ne chaume pas pour Mathieu, le chef et ses deux assistants. Ils envoient des assiettes déclinant une cuisine maison contemporaine et pleine de fraîcheur. Exemples, en entrées : salade de lentilles vertes du Puy saumon gravlax ( 8,50€) ou rillettes de thon au citron vert (8€). En plats : magret de canard avec purée de patates douces (16,50€), côte de veau T-Bone (17,50€) ou encore, touche italienne, avec ces ravioles farcies aux aubergines (13,50€). Le burger Cosy avec échalotes crispie’s et poitrine fumée, accompagné de frites maison a ses adeptes. Le chef confesse un faible pour les cuisines asiatiques. Ce qui explique par exemple ce curry vert de gambas (16,50€) ou ce « Tigre qui pleure » légumes croquants à la thaï (19€). Bref, il y a dans ce Cosy de quoi satisfaire bien des envies.

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Sans oublier les plats du jour pour lesquels le chef ne bride pas sa créativité. Ainsi en va-t-il de cette terrine de poisson savoureuse ou de ce gigot avec sa purée au romarin ou encore de cette truite grillée nappée de beurre blanc. Patrick, en bon néo-bougnat, ne manque pas de rappeler ses racines dans la carte avec sa planche Cochonnaille et ses charcuteries aveyronnaises (14,50€).

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Question vins, la carte est resserrée autour d’une dizaine de propositions dont un saint-estèphe «Château Cossieu-Coutelin» (38€) ou un brouilly du Domaine Ruet (26€). Un vin du mois (22 € la bouteille) choisi chez les vignerons souvent Languedociens, à commencer par un saint-chinian bien équilibré, permettra aux habitués d’éviter de tomber dans une routine bachique déconseillée pour le foie comme pour les papilles qui doivent toujours être stimulées. Un défi que relève chaque jour ce Cosy.

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