L’Ecailler du Bistrot

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Quartier Charonne 

L’Ecailler du Bistrot pense aux matelots du midi.

La maison mère de l’Ecailler du Bistrot est à deux mètres sur le même trottoir, c’est celle du bistrot Paul Bert, de Bertrand Auboyneau, grand manitou de la théorie bistrotière sur le pavé parisien avec son compère du Figaro, François Simon. Le patron a fait de cette rue Paul Bert, l’artère néo-bistrotière la plus courue de la capitale. Son Ecailler du Bistrot dévoile un cadre assez charmant avec maquette de voiliers et boiseries sur les murs qui peuvent évoquer le carré des grands voiliers d’autrefois.

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Evidemment, ça a beau s’appeler bistrot, on n’aura peu de chances de voir les éboueurs du quartier ou des peintres en bâtiment en train de grignoter des sardines au comptoir. Car un coup d’œil sur les prix affichés sur la carte permet de prendre conscience de la raréfaction du poisson et de l’évolution du concept bistrot vers l’establishment. Certes les propositions sont tentantes comme une Eve de Michel-Ange – millefeuille de homard bleu et légumes confits à 24 €, émincé d’ormeaux sauvages (20€), sans oublier la sole meunière et pommes rattes à l’estragon dite « petit bateau » mais pas petit prix (36€). A moins qu’on ne préfère, les Saint-jacques d’Erquy à la coque et purée maison (24 €) qui rallient les suffrages. Mais évidemment, ce n’est pas du surgelé, la plupart des écailles arrivent du Gilvinec.

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Et pourtant, Neptune dans sa grande sagesse a éclairé le patron pour qu’il pense également à l’alimentation des matelots de la soute…Et le capitaine Aboyneau n’a donc pas oublié qu’il tenait un bistrot du midi aussi. D’où une formidable formule à 18 € entrée/plat/dessert tout à fait honnête et sincère qui fait le bonheur du convive.
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On y découvre par exemple en entrées, 9 huîtres plates Belon N°5 ou un tartare de lieu aux courgettes, en plat des petites sèches à la plancha craquantes avec un riz crémeux à la tomate, doux comme un souvenir de plat de votre grand-mère ou encore au dessert, un succulent tiramisu au café. Question vins, avec les verres à 5€, on est plutôt orienté Loire et nature avec un muscadet surprenant non filtré ou de bons cheverny précis. Autant de points, qui font de cette adresse, malgré le foin médiatique, un bistrot recommandable.

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L’Ecailler du Bistrot – 22, Rue Paul Bert  – 75011 Paris – Tél. 01 43 72 76 77
Métro : Faidherbe-Chaligny.
Fermé dimanche et lundi
Formule déjeuner, entrée, plat, dessert ou café   : 18 €

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