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PARIS 10ème
>> Quartier Gare du Nord
Le Tire-Bouchon, bistro à vins
cantalou

Sur la
belle place Franz Liszt, le Tire-Bouchon ne se rate pas. Avec
un nom comme le sien, le programme est sans surprises. C’est
un beau bistrot à vins, un endroit qui sort de l’ordinaire
dès qu’on y pénètre.
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La déco ne ressemble à rien d’autre
vu ailleurs. Les murs sont bardés de bois peints en gris,
le comptoir d’étain et de bois massif est gigantesque. Il est séparé de la salle par un aquarium… Pas
de poissons rouges mais des bouteilles de vins rouges…ou
blancs surmonté de ballons ovales, et de bouquins sur le vin et de l'ovalie. Des indices sur références culturelles du maître des lieux. |
Côté vins, la carte a l’avantage de la simplicité.
Une sélection en rouge qui tourne le dos aux crus du
Bordelais avec des vins au verre de régnie, morgon,
chinon, saumur, brouilly, gaillac, ou encore côtes-de-Millau
dans une fourchette de prix de 3,40 à 5,20 €.
Mais le patron met également un vin du mois d’un vigneron indépendant. Bref, peu de références, et donc l’assurance d’avoir un vin au verre qui n’aura pas séjourné des jours entiers dans une bouteille ouverte.

Le Tire-Bouchon est dans les mains d’un Cantalou, Jean-Philippe
Bruel. Encore un vivant exemple de la survivance de la filière
bougnate. Arrivé à Paris le 15 avril 1989, il
a commencé comme plongeur durant un an au Bonaparte à Saint-Germain des Près avant de faire le ménage du bar et d’avoir le
droit de tirer un demi… et de fil en aiguille de servir
les clients. Il passe ensuite au Départ Saint-Michel,
puis devient gérant libre au Nemrod, au Greffulhe et
au Falstaff avant de reprendre le Tire-Bouchon en 2005 et de
lancer une nouvelle déco début 2006.
«Rien n’aurait
pu se faire, si je n’avais pas eu mon équipe, on
est quatre du Cantal dont mon chef, Marc Cornet, originaire de
Saint-Flour, que j’ai rencontré au Greffulhe et qui
m’a
suivi » explique Jean-Philippe Bruel. Son chef
qui en connaît un rayon sur la cuisine bistrotière
depuis quarante ans qu’il officie à Paris dans les
bistrots. Sa truffade à la tome fraîche avec une
proportion de 400 grammes de tome pour un kilo est une des meilleures
de Paris. Accompagnée d’une saucisse d’Auvergne
de chez Talon, elle passe merveilleusement. Mais il sait aussi travailler celle de chez Bobosse. En revanche les fans
de viandes Salers devront eux se rabattre sur la Limousine. « La
Salers est beaucoup trop chère“ explique
le patron. Ouf ! il se rattrape avec son plateau de fromages :
saint-nectaire, bleu d’Auvergne et cantal. N’hésitez
pas à le provoquer, demandez lui pourquoi, il ne fait
pas du fromage de Salers… Est-ce parce qu’il
est un vrai Auvergnat ?
LB
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PARIS 10EME
Le Tire Bouchon
118 rue La Fayette
75010 Paris
01 48 24 58 46
Ouvert du lundi au samedi soir de 7 à 24h.
Métro : Magenta
Une formule midi à 14,50 € entrée+plat+café
ou plat +
dessert+café.
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