Le Tire-bouchon

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Sur la belle place Franz Liszt, le Tire-Bouchon ne se rate pas. Avec un nom comme le sien, le programme est sans surprises. C’est un beau bistrot à vins, un endroit qui sort de l’ordinaire dès qu’on y pénètre.

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La déco ne ressemble à rien d’autre vu ailleurs. Les murs en bardages de bois peints en gris, le comptoir d’étain et de bois massif est gigantesque. Il est séparé de la salle par un aquarium… Pas de poissons rouges derrière ses parois mais des bouteilles de vins surmontées de ballons ovales. Sans oublier des livres sur le vin et l’ovalie. Plus que des indices sur les références culturelles du des lieux. La terrasse offre une belle vue sur la place. Tel un coteaux de Minervois face à la mer, elle est bombardée par les UV quand le soleil tout au long de l’après-midi.

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Côté vins, la carte a l’avantage de la simplicité. Une sélection en rouge qui tourne le dos aux crus du Bordelais avec des vins au verre de  régnie, morgon, chinon, saumur, brouilly, gaillac, ou encore côtes-de-Millau dans une fourchette de prix de 3,40 à 5,20 €. 
Mais le patron met également un vin du mois d’un vigneron indépendant. Bref, peu de références, et donc l’assurance d’avoir un vin au verre qui n’aura pas séjourné des jours entiers dans une bouteille ouverte.

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Le Tire-Bouchon est fermement tenu par un Picard allié à une Bretonne. Dans le genre ambiance revigorante, Anne et Benoît savent y faire. Benoît formé à l’école hôtelière de Meaux est passé par quelques grandes maisons, comme le Pré-Catelan avant de tenir d’autres affaires. Il confesse avoir contracté la passion du bistrot « Chez Pepita », un petit troquet devant chez RTL qui a connu son heure de gloire au début des années 2000. «C’est chez là que je suis tombé dans la marmite bistrotière, les nappes, le contact avec les clients, la vie.»

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Pas de bon bistrot, sans cuisine maison. Ainsi Samba, attire son lot de fidèles chaque midi. Ils ne sont pas moins de quatre pendant le coup de feu pour satisfaire les clients. Le chef a quelques tours de main qui font la joie des palais. Sa terrine à déguster avec un ballon de Gaillac est une ode à Rabelais. Idem pour son cassoulet. Il s’y entend pour réconcilier ses clients avec l’hiver quand il leur mitonne un jarret ou une choucroute.

tire-bouchon_chefQuant aux desserts, ce jeune cuisinier, originaire du Mali, tombé dans l’amour de la pâtisserie après un passage à l’école hôtelière de de Meudon la Forêt, s’attelle à décliner tiramissu, tarte aux citrons et autres mi-cuits qui fidélise durablement les gourmands.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Tire Bouchon – 118, rue La Fayette – 75010 Paris – Tél : 01 48 24 58 46
Métro : Gare du Nord ou Poissonnière
Une formule midi à 15 € entrée+plat+café ou plat + dessert+café.
Ouvert du lundi au samedi soir de 7 à 24h.
A noter en hiver la douzaine d’huîtres de Normandie entre 18 et 27 € pour les belons N°2

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