Ici c'est "100% sans
tabac" 2/3
Les quartiers touristiques en
premier lieu
Une intitiative 100% parisienne puisque seule la capitale est concernée
avec ses 12 000 hôtels-cafés-restaurants. Le label ne concerne
pas au premier chef les bistrots de quartier mais les établissements
touristiques.
Ainsi au quartier latin près d'une cinquantaine d'établissement
ont répondu favorablement à ce label (cafés, hôtels,
restaurants).
En tout sur Paris ce sont (X) restaurants. (voir
la liste)
Une démarche volontaire
Contrairement à la loi Evin qui doit s'appliquer de façon contraignante
dans les établissements, la démarche ici relève du volontariat.
C'est au patron de bistrot et à lui seul que revient l'initiative d'adhérer
ou non à cette initiative. Pour la Mairie de Paris, "ce
n'est pas une obligation mais il s'agit juste d'offrir un nouveau service à des
clients qui pourront choisir".
Le patron de bistrot qui souhaite que son établissement devienne un établissement
sans tabac s'engage à respecter une Charte.
Le label lui sera alors remis par la Ville de Parispar un agent de la mairie.
L'occasion de bien vérifier l'affichage de l'interdiction de fumer ainsi
que l'absence de cendrier. Mais attention ce label n'est pas définitif.
En effet, il est renouvelé chaque année après contrôle
de la DASES (Direction de l'Action Sociale de l'Enfance et de la Santé)
de Paris.
La
crainte d'une baisse du chiffre d'affaires
Certains patrons de bistrots restent cependant réticents par crainte
de voir leur chiffre d'affaires chuter considérablement.
Or insiste Lyne Cohen Solal des expériences faites dans les pays voisins
(l'Irlande, l'Italie, la Norvège), montrent que l'interdiction de fumer
n'a pas porté tort aux établissements dans les pays où elle
a été mise en œuvre.
Le chiffre d'affaires ne baisse pas. Il n'y aurait pas d'effet négatif
sur l'activité commerciale. D'autres études vont dans le même
sens.
Comme celle de "Tobacco Control" de 2003 : les clients auraient tendance à rester
plus longtemps et donc à consommer davantage.
Une autre étude cette fois-ci de la Commission européenne de
2003 (Non-smokers protection inrestaurant an Bars in Europe); démontre
elle aussi "une absence d'impact économique perçu et mesuré".
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