
C’est une vague de bistros transalpins qui déferle
sur la capitale depuis plus de deux ans. A croire que les
Italiens ont envahi Paris. Il ne s’agit plus de la classique
pizzeria de quartier, ni de chaînes type Bistro Romain,
mais d’établissements plus soignés,
plus travaillés. Cela se passe plutôt dans
les beaux quartiers, notamment ceux de la Rive Gauche,
le 7ème en particulier, où l’on
assiste à la naissance de cette espèce nouvelle
de bistro. Le plus étonnant est de voir les descendants
des bougnats, et pas des moindres, du côté des
Costes ou des Richard, lancer des affaires aux consonances
italiennes : Casa Luca, Corso (ci-dessous) , Lei ...
A Rungis alors que le marché des restaurateurs
tend à baisser, les distributeurs de produits italiens
se frottent les mains et affirment tirer leurs épingles
du jeu. Comme ce commercial de Carniato, leader en France
de la vente de produits alimentaires d'Italie pour tous
les types de restauration : «On constate beaucoup
de création de bistrots italiens et du coup le marché des
produits italiens se développe ».
Effet de mode ou une tendance de fond.
Alors les bistrots italiens : effet
de mode ou tendance de fond ? Pour Christophe Monnaye
qui tient le café du
Métro proche de Saint-Sulpice : «Ce n’est
pas un effet de mode, c’est plutôt un signe
que le métier change à Paris. On est face à une
tendance lourde.» «C’est une vague de
fond» confirme Nicolas Richard qui a lancé une “Trattoria” sur
l’Avenue Marceau baptisée Casa Luca. Disons
que l'italianité parfaitement décrite en
son temps par le sociologue Roland Barthes pour Panzani
en cuisine se décline également facilement
dans les bistrots. Un peu d’huile d’olive,
un peu de basilic des pâtes et des tomates, et hop
là, c’est parti. «Quand on fait
un petit effort sur la déco et qu’on choisit
un niveau de qualité un peu supérieur, on
tire très vite son épingle du jeu.» souligne
un autre patron aveyronnais d’origine, déjà à la
tête de plusieurs affaires italianisantes.
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