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La déco, une affaire de cycles et de tendances ?


Si hier à chaque décennie se profilait une tendance. Aujourd’hui tout se côtoie. La déco des bistrots parisiens suit l’économie, c’est comme la bourse et l’immobilier. Il y a des cycles, il y a des pointes, des périodes de fortes activités suivies par des périodes de récession.
Ainsi, les années 1991 à 1994 ont été des années de forte activité, elles ont été suivies par une période de récession jusqu’en 1998.  Les frères Costes dès la fin des années 80 avec le café Costes designé par Stark ont été les premiers à franchir le pas.


Une déco typique des années 70 avec bar en formica


Années 2000 :

La déco a toujours eu ses tendances

Dans les années 70, on prenait Robbi pou montrer qu’on avait réussi.

Evidemment, tous les décorateurs vous le diront, «la catastrophe survient lorsque le patron croit qu’il peut tout faire lui-même. » Evidemment, ils prêchent pour leur paroisse, sauf qu’un décorateur, comme un architecte c’est d’abord un « verrouillage » notamment des différents corps de métiers intervenant sur un chantier mais aussi une connaissance réelle de la durabilité et de l’évolution des matériaux. Des matériaux qui en matière de bistro sont souvent mis à rude épreuve.

Il suffit de regarder Paris, pour constater qu’en ce moment c’est presqu’une période de surchauffe. A croire qu’il n’y a pas une affaire qui ne change son look. 

Et puis, il y a déco et déco. Quoi de commun entre coup de peinture, un regarnissage des banquettes et une remise à plat de tout l’espace, prenant en compte la cuisine, l’électricité et la plomberie. Aujourd’hui, avec le lounge

Une chaise de 100 ou de 200€ sera de la même qualité.

Malgré les plaintes et les jérémiades de certains patrons de cafés, changer la déco de son café a le vent en poupe.

Pourquoi ? Parce qu’une nouvelle déco fait normalement grimper le chiffre d’affaires. Il n’y a pas de règles, on parle de 20 à 30%. Une nouvelle déco c’est aussi un moyen de changer de clientèle.

 

Les ennuis de la déco

Quand on procède à un changement lourd de décoration. Il faut souvent s’attendre à avaler bien des couleuvres. Le premier souci à Paris vient des copropriétés. «Car comme l’explique René Bouldoires, les gens adorent aller au bistro mais détestent en avoir un au bas de leur immeuble. Du coup, souvent les syndics traînent les pieds lorsqu’un bistro projette des travaux et repoussent toujours à plus tard la convocation des réunions.

Pour obtenir gain de cause bistros doivent passer sous les fourches caudines des copropriétaires et financer des opérations qui en principe ne leur incombent pas. Par exemple financer le système de ventilation des sous-sols.