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Faut-il craindre l’effet ciseau ? (mars 2008)

D’un côté, des clients au pouvoir d’achat érodé, de l’autre des matières premières qui s’envolent. Au milieu le bistro obligé de jongler pour ne pas se retrouver coincé. Déjà, le ticket moyen d'un repas baisse. Pas un raz-de-marée mais une tendance. «On l’a vu baisser de 5€ passant en moyenne à 35 € le soir et à 22 € le midi» explique-t-on par exemple Aux Bons Crus, dans le premier arrondissement.


C’est évidemment plus vrai le soir que le midi, et dans les quartiers populaires que dans les belles affaires centrales. Il y a aussi le risque que le bistro et sa cuisine dans son acceptation première ne rentrent définitivement dans la catégorie des produits de luxe même pas simplement sur ses plats nobles comme l'entrecôte de bœuf, mais même sur sa cuisine bistro la plus simple et qu’il achève d'y perdre son âme..

 

 

 

 

Le luxe indemne de la baisse du ticket
Le luxe s’en sort mieux que jamais. Il s’agit là bien entendu des restaurants de palace ou des bistrots de chef chics ou des endroits de grignotage branchés. Mais cet argent concentré entre quelques mains qui se dépense avec ostentation dans quelques rares endroits indifférents à l'envolée des prix des assiettes est malheureusement comme l'Histoire le prouve le signe d'une crise profonde.