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La charte qualité dans les cafés parisiens 2/2

suite de l'interview

D'où la charte de qualité des Cafés Brasserie ?
Il s'agit de formaliser tous les points qui concourent à la qualité d'un bistro. On peut les classer en quatre grandes familles : l'accueil- bonjour et merci au minimum-, le produit, par exemple une bière bien tirée dans un beau verre, l'hygiène et le décorum. On y a travaillé longtemps. On l'a proposé au Ministère du Tourisme dans le cadre de la campagne Qualité Tourisme qui fédérent l'ensemble des actions de qualité et permettre une meilleure lisibilité de l'offre touristique française.
La charte de Qualité des Cafés et Brasseries a été acceptée. On a évidemment le soutien des grandes marques de boisson.

C'est vrai que les marques de boisson ont beau jeu de vous soutenir pourtant, elles sont aussi pour beaucoup dans l'augmentation des prix, par exemple dans la bière qui, répercutée par les bistros, a beaucoup joué sur la désaffection des clients ?
C'est vrai, aujourd'hui beaucoup  admettent que bien des boissons sont trop cher. C'est vrai qu'avec les soucis de gestion, on s'est aussi mis à appliquer des coefficients débouchant sur des prix trop élevés pour le client.

Concrètement qu'espérez-vous avec cette charte ?
Simplement que les bistros prennent l'habitude de se regarder avec un autre œil, qu'ils analysent leur façon de faire au quotidien comme s'ils étaient des étrangers.

 


Pauvres bistros chartés. Avec cette charte, les bistros se sont donné des verges  pour se faire battre.

Une charte de 146 points, ultra-détaillée, on dirait, un paradis pour client, un film. Tout roule...Comment ça va marcher, attention, quelles sanctions pour ceux qui ne

Cela va des prises de courant mises à la disposition des clients pour les portables,

«Lorsqu'un client demande l'addition, celle-ci lui est apportée immédiatement et le règlement du client est ramassée dès qu'il l'a effectué. »

«Les demis pression sont servis avec 2 ou 3 cm de mousse et à une température de 6 à 9° selon le type de bière.»

Poil à gratter

Un bistro sans taulier qui fait la gueule, c'est plus Paris ! Car c'est vrai aussi que selon nos humeurs, un vrai bistro de quartier bien crado marque délicieusement nos mémoires. Se faire engueuler par le patron de bistro, c'est par fois un luxe, un privilège recherché. Une façon unique de dépasser l'indifférence du sourire commercial et de rentrer dans la reconnaissance. Une tradition qui remonte à Bruant, où la haute bourgeoisie venait se faire rudoyer. Il y a encore des endroits à Paris, où l'on vient exprès se faire rabrouer en public. Une espèce de masochisme sublime qui tient à la personnalité du patron ou de la patronne et qui n'appartient qu'à eux.