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BUSINESS CAFE
>> Les tendances
La charte qualité dans les cafés
parisiens
Bernard
Quartier, a eu son premier bistrot à 23 ans, au grand
dam de son père qui confondait bistrot et tripot,
puis il a tenu des bistrots de campagne avant d'ouvrir
le premier pub
d'Orléans ... Aujourd'hui, c’est le patron du
Moulin de la Galette à Paris, adresse symbolique s'il
en est.
Mais il n'oublie pas sa Loire et son beau village natal Beaugency,
un des plus beaux de France. Depuis 2004, il est à la tête
de la branche Café de l'Union des métiers
et des Industries de l'Hôtellerie et préside aux
destinées de l'Institut pour le Développement
des Cafés et des Cafés-Brasseries. Cette drôle
de structure professionnelle créée par la Fédération
des Boissons pour enrayer le déclin des bistrots et donc
ne pas perdre des clients.
Depuis 2004, Bernard Quartier tente de lui redonner une nouvelle
jeunesse en lançant une charte de qualité des cafés. Vaste
chantier …
>> Lire l'Interview donnée
le 29 juin 2005
Pourquoi un institut pour le développement des
Cafés ?
Pour que l'institution du café survive. Il
y a 50 ans, il y avait encore 250 000 bistrots en France.
Aujourd'hui, il en reste à peine 45 000. Or, le bistrot,
c'est la vie, un journal du jour, un lieu de relation sociale.
Un endroit unique. Et si l'on regarde Paris, les bistrots
sont avec les boulangers, les seuls commerces qui semblent
résister aux coups de boutoir qui frappent le petit
commerce. Il n'empêche, de plus en plus, ferment, peut-être
parce qu'ils oublient de vivre avec leur temps. Certes dans
la désaffection des consommateurs, il y a aussi la
télé, la répression de l'alcoolisme
et du tabagisme mais il y a aussi la non-qualité.
Justement, les bistrots de Paris
tiennent-ils la route sur ce point ?
Malheureusement sur ce point, la capitale bat tous
les records. Il suffit pour s'en rendre compte d'aller à Lyon,
par exemple, où l'on est surpris par la qualité des
prestations et la professionnalisation des gens. A Paris,
on est trop souvent confronté à un manque de
professionnalisme, une absence de décorum, un laisser-aller
sur l'hygiène. Sans parler des produits. Exemple :
le sandwich, comment a-t-on pu perdre cette spécificité.
Le sandwich, c'est quoi ? Du bon pain, du bon jambon et du bon
beurre, à un prix acceptable. Un autre exemple, les
bouteilles vides pleines de poussières jamais changées
derrière le comptoir, ça ne donne pas envie
de revenir.
suite de l'interview
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