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>> Success stories
Jean-Claude Cassagne, noctambule seventies
L’ère du Pub
“A côté du Relais Odéon, il y
avait une librairie à vendre. Je l’ai rachetée
pour créer le Pub saint-Germain. J’ai tout monté sans
emprunts avec le produit de la vente du “Boul’Mich”.
J’avais repéré le concept de box à Philadelphie,
et en même temps, j’adorais les pubs anglais.
Mais aucun banquier ne m’a suivi quand j’ai voulu
faire de la cuisine anglaise, type porridge et panse farcie.
La cuisine anglaise... n’a marché qu’un
an.
En revanche, on avait 100 whiskys différents et
500 bières dont 32 en pression.
Julien Clerc qui se
produisait dans Hair, la comédie musicale emblématique
de l’époque hippie. Il fut l’un des premiers
clients assidus de la nuit. Ce qui ne fit pas peu pour faire
connaître l’endroit. « Record battu
une année avec 2200 hectolitres vendus en une année.
Même avec 650 places, il y avait foule. J’ai
dû mettre un maître d’hôtel devant
pour calmer ceux qui faisaient la queue chaque soir. »
«Je voulais que l’affaire soit ouverte 24/24,
un matin j’arrive vers 8h, la porte était fermée à clé car
le gérant souhaitait faire le ménage, j’ai
fait venir un serrurier pour faire enlever la serrure et
garantir ainsi que l’affaire serait ouverte 24 heures
sur 24.»
Aujourd’hui, Jean-Paul Cassagne est
un dingue des livres de cuisine. Sa bibliothèque va
recevoir son 7000 ème
ouvrage. Grâce aux perles qu’il y déniche,
ce fin palais conseille ses amis et ceux qui souhaitent se
lancer dans l’aventure du bistro ? Mais
une chose l’attriste, la main mise de plus en plus
fréquente des fonds de pension sur les plus beaux
emplacements et l’impossibilité qui en découle
pour les jeunes de se lancer dans l’aventure.
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