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BUSINESS CAFE
>> Les ficelles du métier
Comment devient-on patron de café aujourd'hui
?
L'huile
de coude, l'honnêteté et un peu de chance
demeurent les ingrédients indispensables pour réussir
dans le bistrot.
Souvent, les parents ont un établissement que l'on reprend.
Cela n'empêche pas - au contraire- de faire ses preuves.
Aujourd'hui, on voit souvent à Paris, des établissements
qui sont dans la même famille depuis trois générations.
Encore que, la plupart du temps, le but est d'en changer en espérant
empocher une plus-value.
On voit aussi de plus en plus de garçons et de filles de patrons
de café qui, après avoir fait des études, ont embrassé d'autres
carrières. Mais ils reviennent finalement, au bout de quelques
années, au bistrot familial.
Il existe encore de ces aventures
individuelles, de ceux qui n'ont pour toute richesse que leurs bras et
la foi du charbonnier et réalisent encore aujourd'hui de ces parcours
que l'on qualifiait autrefois de classiques. Voir l'exemple du Petit
Suisse ou de l'Eléphant du Nil.
Contrairement à l'économie actuelle faite de fulgurances
et de coups de frime, les réussites aveyronnaises sont de longs
ouvrages qui s'étendent sur des dizaines d'années.
De fait, le parcours classique est de commencer comme serveur, afin de
découvrir le client et surtout d'économiser un petit pécule
pour se lancer. On n'a pas forcément besoin d'un gros capital
pour débuter surtout si l'on a démontré son potentiel.
Dans un petit village comme Paris et dans ce milieu, on est vite au courant
de la valeur de tel ou tel serveur. On sait s'il est sérieux ou
non…
Au bout de quelques années, le garçon prend un établissement
en gérance libre, il verse au propriétaire du fonds ou
du bail, une sorte de loyer correspondant en moyenne à quatre à cinq
jours de la recette quotidienne de l'établissement. Une fois son
loyer payé, il en est le maître.
Mais la gérance libre n'a qu'un temps. C'est la propriété qui
compte. Car, c'est là aussi l'un des secrets de la réussite:
l'alliance du capital et du travail.
Les bonnes affaires se sont raréfiées avec le temps, un
coin de rue ne suffit plus pour réussir. On peut alors faire appel à un
courtier – des distributeurs la plupart du temps – pour dénicher
la bonne affaire.
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Patron,
l'addition !
Quel
patron de brasserie n'aime pas entendre cette interjection qui constitue
souvent sa raison de vivre. L'époque actuelle est
plutôt bonne pour ceux qui sont bien placés.
Les discours autrefois dominants sur la concurrence de la télé,
la crise qui a suivi la guerre du Golfe sont passés de mode avec
la prospérité retrouvée.
A Paris, un café de taille moyenne dans un
quartier central peut donner une recette quotidienne moyenne de 2500 €. Mais, naturellement, tout dépend de l'emplacement, du
voisinage, (bureaux) et du nombre d'heures ouvertes.
Ceux qui font du 7 h-minuit dans un quartier chaud 7 jours sur 7 peuvent
quasiment doubler la recette. Et puis, il y a la façon de soigner
sa clientèle.
Mais tous n'ont pas la même chance. Les cafés dans les banlieues
chaudes ne valent plus rien, sauf des ennuis, et sont condamnés à la
fermeture ou à être repris par de noouveaux arrivants quiu ont la soif de réussir au ventre. Pourtant, il en existe encore qui résistent vaillament à la
déglingue sociale. |