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>> Les ficelles du métier

L'aventure du bistrot tente-t-elle toujours les jeunes aveyronnais ?


Les jeunes Aveyronnais -qui ont longemps consitué des bataillons entiers des patrons de cafés parisiens- montent-ils encore à l'assaut des bistrots de la capital. Quittent-ils encore la fleur au fusil leur pays en partant de rien pour devenir garçon avec l'idée de finir patron ?

Massif jusqu'aux années 60, le phénomène s'est raréfié. Il faut le dire, depuis trente ans, l'exode des jeunes Aveyronnais vers Paris a continué mais beaucoup moins orientée vers le café. D'abord, il y a davantage d'emplois au pays. Et puis, « à l'heure des 35 heures, les métiers de la limonade, attirent de moins en moins », confie Christophe Séguis, un jeune patron du Café des Marronniers, rue des Archives.
« Quand je descends au Pays, j'en vois qui trouvent plus confortable de se faire assister en touchant le RMI et quelques bricoles au noir, plutôt que de venir travailler dans la limonade », poursuit-il.

A croire que l'aventure du bistrot est passée de mode.
Aujourd'hui, les jeunes du Pays montent à Paris pour d'autres raisons. Nombre d'entre eux montent dans la capitale pour faire des études, et se sentent complètement perdus. »

 


 

Mais n'allez pas croire qu'il n'existe pas des jeunes Aveyronnais à la tête des bistrots. Mais ceux qui sont tentés par l'aventure sont souvent nés à Paris, (c'est le cas du café des Marronniers) soit qu'ils ont repris l'établissement de leurs parents, soit qu'ils ont, sur le tard, décidés de se lancer à leur tour dans l'activité.
Mais il faut bien l'avouer, ces destinées courageuses sont de plus en plus rares. Et puis, le prix d'un établissement correct, apte à générer un bon revenu grâce à une bonne clientèle, n'est pas le même qu'autrefois. On trouve encore quelques Aveyronnais qui ont quitté le pays pour s'installer dans la capitale et prendre un café. Il en va ainsi du Barricou devant le Cirque d'Hiver.