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BUSINESS CAFE
>> Derrière le
comptoir
La brasserie Duyck dans la cour des
grands (suite)
Aujourd’hui
chez Duyck, tout est automatisé, et l’entreprise
emploie 35 personnes. Ils pourraient faire les trois
huit. « On a entrepris la modernisation avec
mon père dans les années 80. On a rajouté des
cuves : on peut aller jusqu’à 100 000
hectolitres dans les cuves de garde et celles de
fermentation. » La salle d’embouteillage
est impressionnante : elle produit 35 000 bouteilles
(25cL) par heure.

La recette, elle, n’a pas changé. Le malt vient de
plusieurs régions (Champagne, Bourgogne, Beauce, Brie ou
Picardie) et les houblons viennent d’Alsace. La bière
emblématique de Jenlain est l’ambrée (6,5°),
une bière de garde avec son goût et sa couleur caramel.
Une bière de garde, c’est une bière qui est
conservée au minimum 4 semaines dans des cuves en cuivre
après les 5 jours de fermentation (qui produisent l’alcool).
Cette méthode de fabrication vient du temps où l’on
faisait sa bière l’hiver et qu’on la gardait
dans des fûts en bois à la cave. Avec 5 tonnes de
malt et 50 Kg de houblon, on obtient 25 000 litres de bière.
La brasserie s’est diversifiée : elle a créé une
blonde (6°) et deux boissons très originales : l’une
aromatisée au gingembre (5,5°), l’autre plus musclée à l’absinthe
(7,5°).
La Jenlain se vend surtout en grandes surface (à 85 %),
un peu à l’étranger (5 % entre le Canada, les
Etats-Unis, l’Italie, le Danemark, mais pas une bouteille
ne se vend en Belgique pourtant à 10 minutes de Jenlain
!). Les cafés prennent donc 10 % de la production, et la
région Ile-de-France est le premier client de Raymond Duyck
qui a réussi à introduire sa bière dans les
réseaux de distribution comme Taffanel (groupe Konembourg) , France-Boissons (Heineken) ou
encore Idis.
Stéphanie Malek
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Remplissage

Fermentation
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