Découvrez un cérémonial incomparable avec la fontaine
“La Véritable”. La Véritable Fontaine pour Absinthes.

http://laveritable.fr/

Lien commercial



BUSINESS CAFE
>> Derrière le comptoir

Absinthe, un produit du terroir en quête de valorisation.
Zizanie française contre consensus suisse, rien de très étonnant au pays d'Astérix...

Avant d'être une boisson, l'absinthe est une plante qui pousse en montagne. Elle a donné une boisson historique, née sur un territoire frontalier franco-suisse autour de Pontarlier. C'est un produit du terroir qui, au même titre que le Gruyère ou le Jambon de Bayonne, pourrait faire l'objet d'un signe de qualité type appellation d'origine. Cela n'a pas échappé aux distillateurs de Pontarlier comme à leurs voisins Suisses.
Impossible pourtant de réclamer une AOC puisque des ingrédients comme l'anis ne sont pas produits sur place. En revanche, de chaque côté de la frontière, on a lancé une procédure d’ Indication Géographique Protégée (IGP).

Suite à une brouille entre distillateurs de Pontarlier, la procédure d'IGP française a été abandonnée en décembre 2008, tandis qu'unis, les distillateurs Suisses du Val-de-Travers, berceau de l’absinthe, continuent la démarche tout en ne fermant pas la porte aux Pontissaliens.
Il est vrai que l'IGP de l’absinthe Suisse risque de faire grincer les dents côté français. Selon ses promoteurs, le dossier pourrait être publié en juillet 2009. «Le grand problème va être de démontrer à nos opposants que l'absinthe est un produit historique lié à notre territoire. » explique Yves Kübler, patron de la distillerie éponyme et porte-parole de l'association qui conduit la démarche IGP. Son association compte une vingtaine de distillateurs du Val de Travers mais intègre également les producteurs de plantes.
On sait que le Val-de-Travers suisse est le berceau de l’absinthe, il s'en est toujours fait, même durant la prohibition suisse de l'absinthe qui a pris fin en 2005. C’est de là dont sont partis Pernod et consorts pour s’installer à Pontarlier au début du XIXème siècle. Et les Suisses n’auraient rien contre le fait d’associer des Français comme la distillerie Guy de Pontarlier à leur IGP. « Ils ont toujours joué le jeu d’un vrai produit, d’une absinthe faite dans la tradition. Quand on aura déposé notre dossier, on se rapprochera d'elle.» promet Yves Kübler.

Seulement, ça risque de tousser côté français, car à supposer que les Suisses du Val-de-Travers obtiennent l’IGP Absinthe, les distillateurs français de la Loire comme Combier, du sud-ouest ou de Provence, risquent de ne pas l’accepter. Car eux aussi peuvent mettre en avant le côté historique de leur production pour ceux qui produisaient de l’absinthe avant 1915.

Lire le document, la demande d'IGP Absinthe des Suisses du Val de Travers

Retour sommaire dossier Absinthe

 

*-Seule condition que le taux de thuyone ne dépasse pas les 35 mg/litre-