Pastis Henri Bardouin

0

La belle percée du pastis Henri Bardouin

C’est un pastis qui a le souffle et l’amplitude d’une chevauchée de hussards dans une Haute-Provence de Giono balayée par le mistral. Le Pastis Henri Bardouin est en tout cas une expression de ce pays sauvage de Forcalquier, réputé depuis des siècles pour ses plantes sauvages qui ont fait la réputation de ses distillateurs-droguistes.

C’est à cette tradition et à ce savoir-faire que s’est raccroché Alain Robert, un méridional massif comme un Luberon, en reprenant ces Distilleries de Provence et en lançant en 1990, le pastis Henri Bardouin. Soit une recette où se mêlent 65 plantes, espèces, aromatiques provençales (thym, anis vert, romarin armoise) et épices du monde (poivre de Guinée, cardamone, fève tonka). La formule a été élaborée par l’œnologue Hélène Rogeon.  Alain Robert lui a donné le nom de l’ancien propriétaire de la distillerie disparu en 1979.

bardouin-forcalquier

Avec ce pastis, il ne faut pas se contenter de l’apéritif. Sa richesse aromatique et la complexité de son bouquet lui permettent d’accompagner tout un repas. Bien sûr, on l’accordera plus facilement avec une cuisine aux tonalités méditerranéennes mobilisant fenouil, artichaut, cabillaud, lieu et bien sûr aïoli. Mais il peut faire l’affaire avec une vieille mimolette.

bardouin_robertDe fait, ce pastis du terroir provençal connaît une belle réussite. Alors que les ricard et pernod sont à la peine dans un marché en déclin de 2 à 3% par an, Alain Robert n’est pas peu fier d’annoncer des ventes en hausse de 15% ces trois dernières années. Soit 500 000 bouteilles, dont une sur trois est vendue à  l’export

Comme les bières artisanales en plein développement, le pastis Henri Bardouin a donné l’idée à de nombreux liquoristes et distillateurs français d’interpréter leur idée du pastis. Une autre illustration du renouveau du terroir qui a toutes les vertus quand elle puise dans un répertoire de plantes sauvages.

Partager sur :

Les commentaires sont fermés.