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La Lettre de Paris-Bistro de mai-juin 2012

 


Céréales ou vignes ? Dans la nouvelle PAC qui va se négocier, la France devra in fine choisir. Ainsi la fin des droits de plantations pour 2015 est, malgré les déclarations, encore au menu européen. On ne peut repousser l'hypothèse de voir pousser d'ici 2020, des vignobles crachant leurs 350 hl/ha de vins sans indication géographique (Vins sans IG). Leurs propriétaires -fonds chinois et autres multinationales…- n'hésiteront pas à mettre le nom des cépages en avant. Ouf, le décret portant sur l'étiquetage des vins, publié le 6 mai, met à l'abri les vignerons de Savoie, d'Alsace ou du Jura de ces turpitudes. Lire l'article





Le pire n'est jamais sûr. Et le présent des AOC françaises s'améliore. Ainsi en va-t-il de ces mâcons, bourgognes de copains, qui donnent des expressions joyeuses et amples au chardonnay. Terminés les rendements de 120 hl et le soufre à la cuillère à soupe, aujourd'hui, il y a de l'élégance et de la finesse, chez ces meilleurs rapports qualité/prix. Lire l'article


Quant aux côtes-du-rhône, ils s'affirment plutôt en bonne santé et bien décidés à revenir sur les comptoirs avec de jolis verres de bistronomes. C'est plutôt mieux pour le dégustateur vu le titrage alcoolique de ces vins solaires. Reste que chez Inter Rhône on croise les doigts pour que les restaurateurs restent "raisonnables sur les coeff". Lire l'article


Justement, le jeune chef Julien Duboué s'y entend question bistronomie. Il fait vraiment vivre son pays avec le recours à des producteurs indépendants de ses Landes natales. Belle alternative à l'uniformité du Sud-Ouest mitonnée par les géants maïsiers .Lire


Grenouilles aux abris ! Car sur ce point, on a tout lieu de craindre que le lobby céréalier et maïsier ne soit pas prêt de lâcher du lest... Il faut toujours plus d'eau pour irriguer le maïs et qu'importe le sort des grenouilles et libellules pour reprendre en substance les propos de l'agri-oligarque en chef, Xavier Beulin, qui rencontrait le nouveau ministre de l'agriculture et de l'agroalimentaire le 22 mai. Lire l'article

Les Landais ne sont pas moins chauvins que les Corses. Ainsi, le père Duboué débite les pains de son compatriote, Poujauran. Le "boulanger des gastros" qui résiste à sa façon aux pâtons industriels. Une fois en bouche on comprend que son pain ait séduit plus de 250 chefs à Paris. Lire l'article


Question produits qui font vivre un terroir , "Aux Lyonnais" n'est pas mal non plus dans le genre. C'est l'une des trois incarnations parisiennes de la vision du bistrot d'Alain Ducasse, avec un chef de Clermont qui s'y entend pour dénicher des recettes et des choses trappues. Le moins que l'on puisse dire est que celle-ci est à la hauteur de l'idée qu'on se fait d'un bon bistrot. A fortiori d'un joyeux bouchon ! Lire l'article

 
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